Décembre 2014, ça ira mieux en 2015

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Mais oui, tout ira mieux en 2015.

Pour certains, ça ira mieux parce que ça peut difficilement être pire. Souhaitons un bon rétablissement à l’économie russe et aux pays dépendants du prix du pétrole,  à nos économies européennes en manque de véritable plan de relance et surtout, de valeurs et d’idées, et enfin à l’inflation française. Espérons ensuite que  les violences s’apaiseront en Afghanistan et au Pakistan (non, je ne prépare pas ma candidature à Miss France).

Pour d’autres, ça ira mieux si on se réfère à la belle lancée de fin 2014. Son élection à la présidence de l’UMP permettra à Nicolas de s’épanouir sans avoir à trop se (re)mouiller dans de sales affaires et les Etats-Unis se calmeront un peu niveau bavurestortures et autres ennemis imaginaires (j’ai nommé la Corée du Nord suite au Sony Hack, par exemple). Ils nous auront tous surpris avec le rétablissement historique des relations diplomatiques avec Cuba : l’espoir est donc véritablement permis.

Ceci dit, dans le pire des cas, cela finira parfois par de jolis films (avec des cachets plus raisonnables pour ce qui concerne les productions françaises).

Oui, 2015 sera chouette. En prime, la version papier de Capsule avance… je vous en dis davantage le mois prochain !

Excellente année à tous :)

Le récap’ du mois en 10 synthèses pour avoir les idées un peu plus claires, c’est parti 

Si vous avez survolé l’info au mois de décembre 2014

La chute du cours du baril de pétrole a notamment accentué la crise en Russie

 

Carte Russie et pays limitrophes décembre 2014

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Depuis janvier 2014, le prix du baril de pétrole a baissé de près de 40% et cette baisse pourrait encore se poursuivre. Elle est essentiellement due à la faible croissance de l’économie mondiale et à l’augmentation de l’offre : les Etats-Unis ont ainsi accru leur production pétrolière de 80% depuis 2008 et les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’Opep, ne représentent ainsi plus que 35% du marché mondial. En d’autres termes, le marché est en train de se restructurer. Cela serait a priori une bonne nouvelle puisque la baisse redonnerait du pouvoir d’achat aux acheteurs de pétrole (Etats-Unis, zone euro, Chine). Pourtant, les discours ne sont pas unanimement optimistes.

Cette chute des prix du pétrole aura deux principaux effets collatéraux. D’abord, elle ne favorisera pas le recours aux énergies renouvelables (éoliennes, énergie solaire, etc.) jusqu’ici avantageux, bien au contraire, puisque l’argument économique en faveur de ces énergies sera moins pertinent avec un pétrole moins cher – et sans surprise, l’argument écologique (réduction de gaz à effets de serre) est loin d’être suffisamment incitatif.

Ensuite, elle risque d’entrainer d’importantes crises dans les pays où la part du pétrole dans les recettes de l’Etat est très importante, comme le Venezuela (96% des revenus de l’Etat, pétrole le moins cher du monde), le Nigeria (70% des revenus de l’Etat, plus grand producteur africain), l’Iran ou encore la Russie (50% des revenus de l’Etat), l’économie de ces deux derniers étant en outre déjà atteinte par des sanctions internationales.

La Russie, sanctionnée depuis l’été dernier par l’UE et les Etats-Unis en réaction aux évènements en Ukraine et notamment en Crimée, subissait déjà une fuite massive des capitaux et une hausse impressionnante du prix des produits importés. Avec la chute des prix du pétrole, la monnaie russe, le rouble, poursuit donc sa dégringolade. Il a même perdu 20% dans la journée du 16 décembre malgré les efforts de l’Etat depuis début décembre pour le soutenir et éviter le krach boursier (par exemple, l’Etat puise dans ses réserves monétaires, et la Banque Centrale a fortement augmenté son taux directeur pour atténuer l’inflation, c’est-à-dire la hausse des prix à la consommation). Le 18 décembre, lors d’une conférence de presse, le président Vladimir Poutine s’est contenté d’annoncer que l’économie se redresserait d’ici deux ans, sans présenter d’autres mesures concrètes.

De son côté, l’UE maintient les sanctions contre la Russie, toujours pour manifester son opposition à « l’annexion illégale » de la Crimée, et en envisage éventuellement un second volet pour 2015. Euh… à votre place les gars, je me méfierais un peu plus d’un pays disposant de la 2ème puissance militaire du monde, surtout s’il est en manque de thune.

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La Commission européenne a présenté un plan de relance économique qui n’en est pas un

Carte Union Européenne fin 2014 Capsule
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Le 26 novembre, la Commission européenne présidée par Jean-Claude Juncker présentait son plan de relance pour l’Union Européenne, soit 300 milliards d’euros d’investissements annoncés pour faire redémarrer la croissance. Jusque-là, tout va bien. Sauf que c’est du pipeau.

1/ D’une part, quand bien même ils auraient été investis, 300 milliards d’euros représentent environ 1,5% du PIB de l’Union Européenne, autrement dit c’est une goutte d’eau dans la mer. D’autre part, le montant consacré à la relance par l’UE sera en réalité seulement de 21 milliards d’euros : l’UE parie sur le fait que les banques privées vont également investir et, par effet de levier, permettre de parvenir à 15 fois plus que la mise initiale, soit 315 milliards d’euros (en bref, ce qui aurait été envisageable en période de croissance, mais est totalement exclu en période de quasi-déflation).

2/ D’ailleurs, la blague, c’est que la Banque Centrale Européenne (BCE) dégrade de plus en plus ses prévisions de croissance pour la zone euro (1 % en 2015, contre 1,5% auparavant), sans pour autant proposer de mesures pour favoriser une reprise.

3/ En parallèle, l’air de rien, la Commission Européenne semble prête à abandonner son projet de réforme bancaire, sensée permettre la séparation des activités spéculatives (les plus risquées) des activités de tenue de compte et de financement de l’économie, en raison des réticences de certains Etats membres.

4/ Quitte à ne pas faire grand chose, autant laisser tomber aussi les projets visant à lutter contre la pollution : bingo, depuis le 16 décembre, les 83 projets de règlements et directives relatifs à l’environnement ont été retirés du programme bruxellois, au motif que la Commission Juncker souhaite se concentrer sur les propositions visant la relance de l’emploi.

5/ Allons-y gaiement, c’est hallucinant, mais malgré un million de signatures et alors qu’il est précisément reproché au TTIP (traité de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis, traité en novembre dans Capsule) de se négocier dans le secret, la pétition contre le traité transatlantique a été rejetée par la Commission européenne. Business is business.

A côté de tout cela, c’est le Pape François, lors d’un discours prononcé le 25 novembre, qui prenait le temps, avant de passer à l’addition, de revenir à l’essentiel, à savoir une vision pour l’Europe. « Les grands idéaux qui ont inspiré l’Europe semblent avoir perdu leur force attractive, en faveur de la technique bureaucratique de ses institutions. (…) L’être humain risque d’être réduit à un simple engrenage d’un mécanisme qui le traite à la manière d’un bien de consommation à utiliser (…). Je vous exhorte donc à travailler pour que l’Europe redécouvre sa bonne âme ». Il y a du boulot.

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La France est entrée en déflation (et en grève)

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Pendant que l’Union Européenne se casse la figure, la France est entrée en déflation – c’est officiel depuis le début du mois de décembre. Pour rappel, comme je l’expliquais ici, la déflation est un cercle vicieux dans lequel les ménages (vous, moi) reportent leurs achats parce qu’ils anticipent une baisse des prix, de sorte que les entreprises diminuent leur production puis leurs investissements, puis commencent à licencier, ce qui conduit les ménages à moins dépenser (ils attendent que les prix baissent davantage), les entreprises à moins produire / investir / embaucher, et ainsi de suite. Or l’Insee a annoncé au début du mois que pour la première fois depuis la création de l’indice de l’inflation en 1990, celui-ci était négatif en novembre (- 0,2%). Et ça craint.

Plus largement, l’UE elle-même, en tous cas la zone euro, est de plus en plus exposée à ce risque de déflation. Ce serait ainsi le moment idéal d’opter pour des politiques de relance (par exemple des baisses d’impôt) plutôt que d’austérité, mais comme vous le savez, ce n’est pas tellement au programme.

Il faut dire que personne n’est content : il y a eu du monde dans la rue ce mois-ci, à commencer par les petits patrons qui protestaient contre les taxes et démarches administratives qui les concernent (notamment la comptabilisation de la pénibilité du travail de leurs salariés, qu’ils doivent mettre en œuvre au 1er janvier, une énième usine à gaz).

Ensuite, d’autres manifestants contestaient le projet de loi du ministre de l’Economie Emmanuel Macron, texte fourre-tout qui prévoit par exemple davantage d’ouvertures de commerce le dimanche et la libéralisation de l’accès à certaines professions juridiques réglementées (huissiers, notaires…). Ce projet souhaitant avant tout simplifier et mettre en concurrence certains secteurs de l’économie (si si, gouvernement socialiste, oui oui) sera débattu fin janvier.

A la fin du mois, vous pouviez ajouter à la liste des mécontents les médecins (en particulier les urgentistes), les hôtesses et stewards d’EasyJet, les employés d’Amazon et même le magasin de souvenirs de la Tour Eiffel.

Personne en revanche n’est sorti manifester contre l’accord que le Gouvernement a conclu avec les concessionnaires d’autoroutes, aboutissant à une hausse des péages (à moins que le Premier Ministre Manuel Valls se décide à dénoncer ces contrats … pour 40 petits milliards d’euros). Personne non plus contre les hausses de tarifs de billets de train (2,6% d’augmentation, j’attends la prochaine grève de pied ferme), pas davantage contre les hausses de timbres postaux (7% d’augmentation moyenne). Pourtant, je viens de le dire, il serait délicat de justifier ces augmentations par… l’inflation.

Mais tout ira mieux en 2015, non ? Au moins, il y en a toujours pour croire à la reprise, notamment l’Insee, entre autres grâce à la baisse de l’euro et du prix du pétrole. Ou le président de l’Equateur, Rafael Correa, sous réserve selon lui d’arrêter de suivre les recommandations du Fonds Monétaire International (FMI). Il y a du boulot (bis).

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Nicolas Sarkozy, toujours le même, a été réélu président de l’UMP

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Les primaires de l’UMP avaient lieu fin novembre, aboutissant à la victoire de Nicolas Sarkozy. Oui, le même. Encore.

Précédemment dans « les Feux de l’UMP » – l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) a succédé à l’Union pour la Majorité Présidentielle, formée pour soutenir Jacques Chirac aux élections présidentielles de 2002 et rassemblant des partis de droite et de centre-droite (RPR, Démocratie libérale, Ecologie Bleue, etc.). Autrement dit, c’est un grand fourre-tout qui a d’abord été présidé par Alain Juppé, puis par Nicolas Sarkozy, élus par les adhérents au mouvement lors d’élections appelées « primaires ». Or depuis que ce dernier a été vaincu par François Hollande aux élections présidentielles de 2012, les membres de l’UMP passent leur temps à se disputer. Jean-François Copé en est devenu président suite aux primaires de novembre 2012, mais a démissionné en juin 2014 après les révélations de « l’affaire Bygmalion », dans laquelle son bras droit Jérôme Lavrilleux a eu un rôle central.

Après quelques mois de direction provisoire, de nouvelles élections primaires étaient ainsi organisées le 29 novembre dernier. Or les députés et anciens ministres Hervé Mariton et Bruno Lemaire ont été battus par Nicolas Sarkozy (64,5% des votes), qui en a profité pour faire un retour médiatique auquel vous avez certainement eu du mal à échapper. Son discours de campagne ? Celle d’un show man à l’écoute de son public, avec de grandes difficultés à se comporter comme un simple candidat à la présidence de son parti (il se voit plutôt déjà futur successeur de François Hollande). Sur la loi dite Taubira instaurant le « mariage pour tous », par exemple, Sarkozy a d’abord maintenu le flou (artistique) avant de se prononcer en faveur de son abrogration et de sa réécriture lors d’un meeting. L’art de ne pas trop se mouiller non plus.

Passons sur les risques de bugs et de fraudes lors du vote, et rappelons que Sarkozy est tout de même encore susceptible d’être inquiété dans pas moins de six affaires (trafic d’influence, Kazakhstan, arbitrage Tapie, Karachi, affaire Bygmalion et financement libyen).

Bruno Le Maire, en obtenant 29,18% des votes, devient un sérieux rival pour les primaires 2016, qui permettront de désigner le candidat UMP aux élections présidentielles de 2017 – face notamment à Alain Juppé, François Fillon, Xavier Bertrand et, bien sûr, Nicolas Sarkozy. En effet, à ce jour, rien n’empêche dans les statuts du parti de cumuler présidence de l’UMP et candidature à la présidence de la République. De quoi rigoler chaque année, mais qu’on ne me parle plus de « mort politique ».

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Aux Etats-Unis, de nouvelles bavures policières non poursuivies en justice ont déclenché des manifestations

Carte des Etats-Unis 2014 Ferguson New York Capsule

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Les champions du monde du don de leçons nous livraient ce mois-ci une démonstration grandeur nature du proverbe de la paille dans l’œil du voisin, la poutre dans les leurs.

Schématiquement, aux Etats-Unis, des groupes de jurés appelés « grands jurys » sont régulièrement amenés à se prononcer sur l’opportunité ou non de poursuivre des personnes susceptibles d’avoir commis des crimes. Ces grands jurys sont sélectionnés pour une période donnée et n’ont pas à se prononcer sur la culpabilité mais sur l’existence d’un doute sur l’inculpation de la personne qui leur est présentée : en cas de doute, des poursuites sont engagées, sinon, la personne n’est pas poursuivie.

C’est précisément ce qui est arrivé à plusieurs reprises entre fin novembre et mi-décembre dans plusieurs affaires qui impliquaient des policiers blancs ayant tué des citoyens noirs non armés. Oui, cela signifie que malgré l’absence d’armes, les grands jurys ont implicitement reconnu qu’il s’agissait de cas de légitime défense – le tout, vous vous en doutez, sur fond de xénophobie bien sympa.

Par exemple, fin novembre, des manifestations éclataient à Ferguson (Missouri) suite à la décision du grand jury du comté de Saint Louis de ne pas poursuivre l’officier de police Darren Wilson, qui avait tué l’adolescent noir Michael Brown le 9 août dernier (une enquête fédérale est toutefois toujours en cours). Le Ku Klux Klan (KKK, oui, il existe encore) a rapidement menacé de mort les personnes souhaitant manifester en mémoire de Brown, menaces auxquelles les Anonymous ont réagi en piratant les comptes officiels du KKK et en révélant peu à peu les identités de ses membres, notamment sur son compte Twitter (et toc).

C’est dans ce contexte qu’un autre grand jury, de Staten Island (New York) cette fois, prenait la décision de ne pas poursuivre un officier de police, Daniel Pantaleo, pour avoir tué Eric Garner, un homme noir de 43 ans. Ce qui fait vraiment tâche, c’est que la mort de Garner a pu être filmée et diffusée sur Internet, que ces images montrent bien qu’il n’était pas armé ni particulièrement menaçant, appelait à l’aide car il ne pouvait plus respirer, et cela n’a absolument rien changé. Rumain Brisbon, un autre homme noir, sans arme, a été tué par un policier blanc à Phoenix (Arizona) quelques jours après cette décision. De nouvelles manifestations ont eu lieu mi-décembre dans plusieurs villes américaines.

En somme, les droits civiques ont encore du chemin à faire aux Etats-Unis, où l’industrie de la défense est si puissante que les policiers sont de plus en plus militarisés, ce qui augmente d’autant les risques de violence (nos contrôles au faciès, à côté, c’est de la rigolade). Avec un président Obama de moins en moins convaincant, je ne suis pas sure, finalement, que ça ira mieux en 2015.

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Un rapport a révélé que malgré leur interdiction par le Congrès américain, des méthodes de torture ont été utilisées par la CIA lors de ses interrogatoires

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S’il n’y avait que les bavures policières, mais non, loin de là.

Le 9 décembre, la commission du renseignement du Sénat américain sur les techniques d’interrogatoire de la Central Intelligence Agency (CIA – Agence Centrale du Renseignement) dévoilait les résultats de ses travaux, menés entre 2009 et 2012. Ce rapport, dont la publication a été plusieurs fois reportée, révélait surtout les méthodes de torture utilisées par la CIA : on se doutait déjà que ces Américains n’étaient pas nécessairement très tendres lors de leurs interrogatoires, c’est désormais officialisé. Or si l’opinion américaine est assez largement favorable à l’usage de la torture sur des terroristes présumés, tel n’est pas le cas de l’ONU et de la plupart des autres pays occidentaux, y compris la Russie, qui l’ont vivement condamnée – même Marine Le Pen préfère le recours à l’appareil judiciaire, c’est dire.

Le rapport dévoile également que ces méthodes ne sont pas spécialement efficaces. Ce ne sont pas elles, par exemple, qui ont permis de retrouver Oussama Ben Laden.

Et après, me direz-vous ?

En décembre 2005, le Congrès américain avait adopté une loi interdisant les traitements « cruels, inhumains ou dégradants », traitements dont la CIA a largement fait usage… pourtant, personne ne fera l’objet de poursuites judiciaires. Tout au plus, l’actuel président Barack Obama a déclaré ces actes « contraires » aux valeurs des Etats-Unis. Quant à John Brennan, actuel directeur de la CIA, il a vaguement tenté de répondre aux questions des journalistes lors d’une conférence de presse en refusant d’utiliser le terme « torture », préférant celui de « techniques d’interrogatoire renforcées » (c’est cela oui). Circulez, il n’y a rien à voir.

Le reste est une affaire d’oeuf et de poule : des membres de l’Etat islamique, comme d’autres terroristes avant eux, déclarent à qui veut relayer que si les Américains n’avaient pas commencé avec leurs Guantanamo et autres prisons en Irak, ils n’en seraient pas là.

Dans la série des révélations, un document déclassifié le 12 décembre laissait apparaître que la CIA était en total désaccord avec l’administration du président Georges Bush lorsque celle-ci, en 2003, établissait un lien entre l’ancien président irakien Saddam Hussein et les attentats du 11 septembre 2001… et envahissait l’Irak. J’ai hâte de lire ce qui sera dit, par exemple, de la Russie et de la Corée du Nord dans quelques années.

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La violence des talibans s’est intensifiée en Afghanistan et au Pakistan

Carte Afghanistan Pakistan Pershawa Capsule 2014
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Vous êtes nul en géo ? Moi aussi, mais oui, le Pakistan et l’Afghanistan sont des pays frontaliers. Ils entretiennent d’ailleurs des relations tendues pour des questions de frontières, même si chacun d’entre eux à d’autres chats talibans à fouetter.

En 2001, suite aux attentats du 11 septembre, les Etats-Unis avaient en effet déclenché une guerre contre le terrorisme, en commençant par l’Afghanistan. Les attentats, perpétrés par Al-Qaida, avaient été soutenus par les autorités talibanes afghanes, au pouvoir depuis 1996 et renversées rapidement par une coalition internationale. Or depuis 2001 et surtout depuis 2006, les talibans, fondamentalistes musulmans, résistent aux troupes de l’OTAN (la Force internationale d’assistance et de sécurité, FIAS) qui cherchent à favoriser un retour à la démocratie.

Depuis fin décembre, après 13 ans de mission et un succès plus que relatif, la FIAS doit pourtant se retirer progressivement d’Afghanistan, laissant l’armée afghane achever la reconstruction du pays. C’est dans ce contexte qu’un attentat suicide a touché le 11 décembre un lycée français à Kaboul, attaque revendiquée sans surprise par les talibans afghans.

Si seulement cela s’arrêtait là… mais des combattants talibans ont également attaqué une école militaire à Peshawar, au Pakistan, le 16 décembre, massacrant 141 personnes dont 132 enfants, la plupart de balles dans la tête. Si le gouvernement pakistanais est en conflit armé contre différents groupes islamistes depuis 2004, en particulier le mouvement des talibans du Pakistan (Tehrik-e-Taliban – TTP) qui cherche à renverser le pouvoir, cette attaque est d’une violence inédite. Elle a même été jugée « contraire aux règles de l’islam » par les talibans afghans, et a amené les autorités pakistanaises à rétablir la peine de mort dans le pays.

Le TTP aurait ainsi voulu répondre à l’offensive militaire menée par l’armée pakistanaise depuis juin dernier sous le nom d’opération Zarb-e-Azb, au Waziristan du Sud (district au sud du Pakistan, à la frontière avec l’Afghanistan). Des femmes et des enfants ont en effet été tués par les bombardements qui visaient des insurgés talibans et leurs alliés d’Al-Qaida. Disproportionnée ou non, l’opération Zarb-e-Azb a permis le 6 décembre aux Pakistanais de tuer Adnan Shukrijumah, un haut dirigeant d’Al-Qaida qui figurait jusqu’à lors sur la liste américaine des terroristes les plus recherchés. Il aurait notamment projeté un attentat contre le métro de New York.

Entre les talibans afghans qui ne risquent pas de s’attendrir avec le retrait de la FIAS en Afghanistan et les talibans pakistanais surexcités au Pakistan, difficile d’être optimiste pour 2015 – mais si vous avez des idées, on prend.

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Pour la première fois depuis 1961, les Etats-Unis et Cuba ont rétabli leurs relations diplomatiques

Carte Cuba 2014 Capsule
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 C’est LA grande bonne nouvelle du mois, mettez à jour vos bouquins d’histoire : le 17 décembre, grâce à la médiation du Pape François (tiens, encore lui), le président des Etats-Unis Barack Obama et le président de la République de Cuba Raúl Castro Ruz annonçaient le rétablissement de leurs relations diplomatiques.

Pour ceux du fond qui n’auraient pas tout suivi, Raúl Castro est le frère de Fidel Castro, avec lequel il a mené le mouvement du 26 juillet, surnommé M-26, dans les années 1950 (Che Guevara était de la partie aussi). Plus précisément, le M-26 était le mouvement révolutionnaire cubain dirigé contre le régime pro-américain du dictateur Fulgencio Batista et qui a conduit Fidel Castro au pouvoir à Cuba en 1959, avant que Raúl lui succède en avril 2011. Pour les grandes dates, retenez aussi le débarquement d’exilés cubains entrainés par la CIA (tiens, encore elle) sur la Baie des Cochons (la plage Girón, à Cuba) en avril 1961. Les Etats-Unis souhaitaient alors provoquer un soulèvement populaire à Cuba grâce à cette invasion militaire. Un échec cuisant (cuisant, cochons, pardon).

Cuba, déjà proche de l’URSS, s’alliait désormais officiellement avec elle et toutes les tentatives américaines ultérieures de renverser le régime Castro, notamment en assassinant Fidel, ont échoué. Le tout a même failli dégénérer en guerre nucléaire en 1962. C’est cette année-là (Claude François sors de ce corps) qu’un embargo commercial, qualifié de « blocus »par les Cubains, était adopté par les Etats-Unis, interdisant les exportations américaines vers Cuba, hors produits alimentaires et médicaments. Même la chute de l’URSS en 1989 n’a pas conduit à la levée de cet embargo ou au rétablissement de relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba.

C’est désormais chose faite. Cuba est par ailleurs éliminé de la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme (sur laquelle figurent notamment l’Iran, la Syrie ou encore le Soudan).

Surtout, l’embargo, qui avait été un peu assoupli par Obama, pourrait bientôt disparaître et les relations commerciales et bancaires facilitées entre les deux pays. Les Américains pourraient ainsi rapporter des cigares de Cuba et surtout y investir… si le Congrès, depuis peu républicain, accepte de lever le blocus. D’ici là, espérons qu’Obama travaille un peu les punchlines de ses discours : Barack, même en espagnol, tu peux faire mieux que « Nous sommes tous américains » (« Somos todos americanos »).

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Un piratage informatique chez Sony Pictures a viré aux menaces de représailles entre Etats-Unis et Corée du Nord

Carte Corée du Nord Capsule décembre 2014

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On n’arrête pas de vous le dire : tout ce que vous écrivez, partagez, commentez en ligne, y compris dans un cadre privé et même si vous pensiez avoir tout bien supprimé, est là, quelque part, et pourrait un jour être utilisé contre vous.

Fin novembre, une grande attaque informatique de la société américaine Sony Pictures Entertainment a ainsi permis aux pirates baptisés « Guardians of Peace » (les Gardiens de la Paix) de dérober et diffuser sur Internet de nombreuses informations confidentielles. Jusque là, c’était presque drôle, à coups de révélations de contenus d’emails sur le prochain James Bond, le rachat de telle start-up ou les caprices de telle star. C’était beaucoup moins drôle pour les employés de la société dont les informations personnelles étaient également dévoilées et qui l’attaqueront probablement en justice.

Mais le plus gros hic, c’est que cela n’a pas du tout amusé la Maison Blanche et le FBI, qui n’ont pas tardé à accuser la Corée du Nord d’être à l’origine du piratage en raison de la sortie prévue par Sony Pictures du film « The Interview » (« L’Interview qui tue ! » en français), parodiant l’assassinat du dictateur nord-coréen Kim Jong Un. Oui, c’est un peu tiré par les cheveux, mais avec les Etats-Unis, vous savez…

Tout en félicitant les auteurs de l’attaque, la Corée du Nord a nié sa responsabilité à plusieurs reprises. Qu’importe, Barack Obama a annoncé une « réponse proportionnée », et lorsque ce qui sert d’Internet à la Corée du Nord a été purement et simplement coupé pendant quelques heures le 22 décembre, forcément, tout le monde a pensé tout de suite que les Etats-Unis avaient décidé de riposter. A ce jour, on ne sait toujours pas s’il s’agissait d’une panne ou d’une coupure volontaire. On ne sait d’ailleurs pas davantage si la Corée du Nord était ou non à l’origine de la cyber-attaque de Sony Pictures, même si pas mal d’éléments poussent à en douter de plus en plus.

Entre temps, face aux menaces d’attentats adressées en prime à des exploitants de salles de cinéma américains, Sony Pictures avait annoncé renoncer à distribuer « The Interview ». S’en suivait un grand mouvement de soutien à la diffusion la plus large possible du film au nom de la liberté d’expression (regardez donc la bande-annonce du film pour vous faire une idée de l’ampleur de l’atteinte à cette dernière), notamment sur les réseaux sociaux occidentaux.

Bingo, Sony décidait finalement d’autoriser la projection du film dans quelques salles la veille de Noël et sa distribution en vidéo à la demande. Le forcément déjà film-culte « The Interview » a généré 1 million de dollars le jour de sa première diffusion – une goutte d’eau dans le gouffre financier que représente toute cette affaire pour Sony Pictures. Attendons maintenant les sanctions américaines contre les méchants coréens qui veulent nous empêcher d’aller au ciné.

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Le CNC a décidé d’encadrer indirectement les cachets des acteurs, réalisateurs et scénaristes

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En France, le cinéma est largement financé par des fonds publics, qu’il s’agisse d’aides de l’Etat, d’aides de collectivités locales ou encore de financements des Sofica (Sociétés de financement de l’industrie cinématographie et de l’audiovisuel). Le Centre national du cinéma (CNC), qui attribue les aides, est lui-même entièrement financé par des taxes affectées, notamment la taxe sur les billets d’entrée en salles.  Pourquoi pas, me direz-vous, au nom de l’exception culturelle française, même en période de crise, nous ne sommes peut-être pas à cela près.

Si seuls 10% des films français sortis en 2013 étaient rentables, après tout, pourquoi pas aussi, c’est de la culture, ne soyons pas obtus. Mais quand on apprend qu’« être rentable » ne signifie pas ici « réaliser des bénéfices » mais « rentrer dans ses frais », qu’aucun film français avec un budget supérieur à 10 millions d’euros n’y est parvenu en 2013 et qu’un acteur français célèbre touche entre 500 000 et 2 millions d’euros pour un film français contre 50 000 à 250 000 euros pour un film américain, on peut légitimement commencer à s’énerver.

C’est ce qu’a fait le producteur Vincent Maraval, en décembre 2012, en s’attaquant avant tout aux cachets des acteurs. Aurélie Filipetti, alors ministre de la Culture, commanditait un rapport sur le financement de la production et de la distribution cinématographiques à René Bonnell, rapport dont les conclusions étaient dévoilées en juin dernier. Il préconisait notamment d’encadrer les cachets et de favoriser le partage des risques, en rémunérant les stars pour partie en fonction du succès des films.

Le 28 novembre, le CNC a finalement décidé de conditionner les aides au financement des films au plafonnement du salaire des acteurs à un certain pourcentage du coût de production (la mesure concerne aussi les cachets des réalisateurs, scénaristes et producteurs). Autrement dit, si le montant de ces cachets dépasse un certain pourcentage du devis global d’un film, ce film ne pourra pas bénéficier des aides du CNC (subventions publiques) et les producteurs auront à trouver ailleurs leurs financements. Rien n’est donc interdit : s’ils tiennent absolument à continuer de payer leurs acteurs-stars aussi cher qu’actuellement, ils pourront ainsi parfaitement le faire, mais hors de question pour le CNC, vous et moi, d’y contribuer.

Par exemple, pour bénéficier des aides publiques, un long-métrage dont le budget est compris entre 4 et 7 millions d’euros ne devra pas consacrer plus de 8% de ce budget au cachet d’une star. Le maximum est même fixé à 990 000 euros, pour les long-métrages aux budgets supérieurs à 10 millions d’euros.

C’est une sage mesure, mais maintenant que le jeu va se calmer un peu sur les cachets, il reste à limiter les autres coûts de production des films (leur coût moyen en France est tout de même le plus élevé du monde, et je ne suis pas tout à fait convaincue que cela aboutisse aux meilleurs oeuvres), à mieux tenir compte de la baisse de la fréquentation en salles et à réaliser que de nos jours, toute la donne a changé avec l’Internet mondial. Je ne vous parle même pas des soutiens du CNC dans les domaines audiovisuel et les dispositifs transversaux, j’en aurais jusqu’en 2016. Déjà, bienvenue en 2015.

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C’est arrivé aussi en décembre, mais …

… il faut bien faire un choix :

  • TUNISIE – Pour la première fois depuis son indépendance en 1956, la Tunisie élisait librement le 21 décembre son nouveau président de la République. Avec un taux de participation de 59%, la victoire revient à Béji Caïd Essebsi (« BCE », laïque du parti anti-islamiste Nidaa Tounès) contre l’autre favori Moncef Marzouki (président sortant, lié au parti islamiste Ennahdha). Outre le chômage et la pauvreté, l’enjeu essentiel pour BCE sera de contrer les nombreuses menaces terroristes dans un pays menacé de déstabilisation par le Daech (groupe de l’Etat islamique, si vous préférez).
  • VIANDE ET POISSON – Depuis le 13 décembre, un nouvel étiquetage simplifié des viandes vendues en libre-service dans les grandes et moyennes surfaces est entré en vigueur. Désormais, des termes génériques (rôti, blanquette, steak, etc.) et un classement par étoiles y remplacent les dénominations de muscles jugées trop techniques (bavette, poire, araignée, etc.) afin de faciliter le choix du consommateur… ou faire œuvre de déni de culture, c’est selon. Chapeau au lobby de l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev). La blague, c’est que le nouvel étiquetage des produits de la pêche, entré en vigueur le même jour, est depuis la même date plus complet qu’auparavant.
Etiquettes viande capsule janvier 2015
Exemple d’étiquette de viande avant et après la réforme. Crédit : Interbev
  • SNCF ET SHOAH – L’Etat français va verser 60 millions de dollars, via un fonds, aux familles des victimes américaines de l’Holocauste. L’idée est d’obtenir des Etats-Unis qu’ils renoncent à poursuivre la SNCF, dont les trains ont participé à la déportation vers les camps nazis durant la Seconde Guerre Mondiale. Surtout, la SNCF pourra désormais répondre aux appels d’offres sur le territoire américain (alors qu’elle était boycottée jusqu’à présent). 60 millions contre plusieurs milliards, en somme.
  • TVA DES SERVICES NUMERIQUES – À compter du 1er janvier 2015, une nouvelle législation européenne sur la TVA va pourrir la vie de nombreuses entreprises du numérique. Celles-ci devront désormais soumettre leurs clients à des taux de TVA compris entre 15% (Luxembourg) et 27% (Hongrie), selon le pays de résidence de ces clients, au lieu d’appliquer un taux de TVA unique (celui du pays où elles sont établies). L’objectif est d’éviter la fuite des entreprises vers les pays à faible TVA. Mouais. Il faut surtout croire que c’était bien trop compliqué d’harmoniser les taux de TVA dans l’UE… Pour en savoir plus, voir par exemple ici. Ou ici si vous vendez votre musique en ligne
  • PRODUITS D’ENTRETIEN, D’HYGIENE ET DE BEAUTE – Le 19 décembre, les 13 plus importants acteurs du secteur des produits de beauté, d’hygiène et d’entretien (Colgate-Palmolive, Unilever, Procter et Gamble, L’Oréal, etc.) ont été condamnés par l’Autorité de la concurrence pour des ententes sur les prix ayant eu lieu entre 2003 et 2006. Montant record des amendes : 951 millions d’euros. Ce n’est pas leur première condamnation pour de tels agissements, mais pourquoi se priver tant que cela rapporte davantage que les amendes infligées ? A la prochaine !
  • SYDNEY – Le 15 décembre, 17 personnes étaient prises en otage à Sydney par Man Haron Monis, iranien de 50 ans mentalement instable aux motivations assez confuses. Trois personnes ont été tuées, dont le preneur d’otages, et quatre ont été blessées. Ce qui est un peu dingue, c’est que toute la presse s’est enflammée pour couvrir cet acte isolé, au seul motif que Monis était musulman. Il faut se calmer.

… Capsule en a déjà parlé :

  • ISRAEL PALESTINE – Il y a eu un accord de cessez-le-feu fin août mais j’en parle tout de même chaque mois  #LesGuerresQuOnAGrandiAvec. Si un mouvement européen se met progressivement en place pour reconnaître l’Etat palestinien, certains estiment que ce mouvement est vain compte-tenu des divisions au sein de la société palestinienne  (scepticisme aussi en Cisjordanie ). Parmi les faits marquants ce mois-ci, le 10 décembre, le ministre palestinien de la lutte contre la colonisation décédait lors d’une confrontation avec l’armée israélienne dans le cadre d’une manifestation en Cisjordanie (l’ONU a demandé une enquête rapide). Deux jours avant, côté israélien, le limogeage de deux ministres accusés de complot par le Premier ministre provoquait la dissolution du Parlement (des élections législatives auront lieu le 17 mars prochain). Le 17 décembre enfin, la Cour de justice européenne retirait le Hamas de sa liste des organisations terroristes, sous réserve de l’avancée du processus de paix, ce qui a été immédiatement condamné par Israël. Nous verrons en 2015 de ce que pense le Conseil de Sécurité de l’ONU du projet « pour une paix durable » que vient de lui déposer l’autorité palestinienne…
  • HONG KONG – En novembre, je vous expliquais pourquoi des manifestants prodémocratie occupaient Hong Kong. Plus de deux mois après, au début du mois de décembre, au moins 40 militants ont été arrêtés suite à de violents affrontements avec les forces de l’ordre, et le soutien de la population au mouvement s’érode progressivement, au point que les fondateurs du mouvement « Occupy Central » appellent désormais les étudiants à se disperser. Ceux-ci ont décidé de se radicaliser en annonçant une grève de la faim.  Pendant ce temps, la Chine est devenue la première puissance économique mondiale (16,5% de l’économie mondiale, contre 16,3% pour les Etats-Unis, première puissance depuis 1872).
  • CLIMAT – En décembre, je vous présentais le rapport alarmant du GIEC sur l’évolution du climat. Depuis, la conférence sur le climat de Lima (au Pérou) a permis aux 195 pays présents de parvenir un accord dans le cadre duquel, pour la première fois, chaque pays s’engage à annoncer sa contribution nationale à la réduction des gaz à effet de serre d’ici mars 2015.  C’est un pas important des négociations qui se poursuivront jusqu’au Sommet de Paris de fin 2015, même si les analystes estiment que même s’il était entièrement suivi, cet accord ne suffirait pas à éviter le seuil de 2°C supplémentaire de réchauffement climatique.

… il vaut peut-être mieux en parler ultérieurement :

  • FIN DE VIE / EUTHANASIE – Appelons un chat un chat s’il vous plait : ils disent « personnes en fin de vie », mais le projet de réforme  approuvé par François Hollande au début du mois de décembre parle avant tout d’euthanasie et de suicide assisté (malade conscient mis en sédation profonde jusqu’à son décès). Une première idée du projet ici  ou ici . Soyez assurés que j’en reparlerai.
  • VIEME REPUBLIQUE – On avance pas trop sur ce débat, en revanche Lionel Jospin a remplacé Jacques Barrot (décédé) au Conseil constitutionnel, tandis que François Hollande a fait annoncer qu’il renoncerait à siéger à cette institution en tant qu’ex-président de la République (ce qui faisait débat pour le montant de sa retraite, qui s’élèvera tout de même à 15 000 euros nets par mois).

… et outre le buzz, on s’en fout :

  • STAR WARS – Le 1er trailer du prochain Star Wars a été divulgué fin novembre. Par ici.
  • RECHERCHES GOOGLE – D’ailleurs, le top des recherches Google France 2014 fait ressortir notre quête de vérité concernant les grands problèmes de ce monde : Julie Gayet, Nabilla, Dieudonné.
  • NABILLA – Nabilla Benatia (allo quoi) a été libérée le 18 décembre mais reste sous contrôle judiciaire (elle était en prison depuis le 9 novembre).
  • PAS UN POUR RATTRAPER L’AUTRE – Après Kader Arif (secrétaire d’Etat aux Anciens combattants), c’est au tour du conseiller de François Hollande Faouzi Lamdaoui de démissionner après avoir été cité à comparaître pour abus de bien social, blanchiment d’abus de biens sociaux, et faux et usage de faux. De son côté, l’ex-ministre socialiste Marie-Arlette Carlotti a vu ses comptes de campagne (municipales de Marseille) rejetés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques : elle risque notamment trois ans d’inéligibilité.

A vous de jouer !

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