Octobre 2014, comme tous les soirs, nous allons conquérir le monde

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Bonjour à tous !

Maintenant qu’on a commencé à se demander qui sont les méchants, ce soir et comme tous les soirs Minus, nous allons conquérir le monde.

Certes, nous autres Français sommes surtout doués pour nos belles paroles, et on est même récompensés pour ça (deux prix Nobel en économie et en littérature, bim). En revanche, c’est un peu moins la fête quand il s’agit de compter ou de concrétiser certains objectifs, à en juger notamment par l’élaboration et l’adoption du budget 2015 et de la loi sur la transition énergétique.

Mais relativisons. On pourra toujours se réconforter en se vengeant sur notre bouc-émissaire préféré, aka le président de la République, dont la destitution par le Parlement est désormais possible. Par ailleurs, on se porte tout de même mieux que la Belgique, où ils galérent à chaque fois qu’il faut former un gouvernement ,  l’Ukraine, où rien qu’organiser des législatives est un casse-tête, la Turquie qui se retrouve avec l’Etat islamique à sa frontière, ou Hong Kong qui doit gérer ses relations avec la Chine pour défendre la démocratie.

Bon, d’accord, aucun d’entre eux n’a récemment été balayé par un cyclone et on ne peut pas vraiment dire que Gonzalo  ait épargné les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy (oui, c’est en France. Aussi).

La vraie bonne nouvelle, c’est qu’avec le traité transatlantique, si on tombe, on tombera avec l’Union Européenne et les Etats-Unis. On se sent moins seuls, non ?

Que la force soit avec nous.

Le récap’ du mois en 10 synthèses pour avoir les idées un peu plus claires, c’est parti.

Si vous avez survolé l’info au mois d’octobre 2014

Les prix Nobel récompensent cette année deux Français (… bon ok, il y a aussi quatre Américains, deux Japonais, deux Norvégiens, un Allemand, une Pakistanaise et un Indien)

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C’est la saison des prix Nobel, décernés chaque année courant octobre à des personnes “ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité”, selon les volontés d’Alfred Nobel, inventeur de la dynamite (gros bénéf’ pour l’humanité).

Et quand on aime, on ne compte pas. Six prix sont attribués annuellement, chacun permettant à son lauréat d’empocher un peu moins d’un million d’euros (à partager entre co-lauréats lorsqu’ils sont plusieurs). Plutôt chouette.

Vous allez voir, le monde n’est pas si déprimant. Les lauréats 2014 sont ainsi :

  • Physique : Isamu Akasaki et Hiroshi Amano, japonais, et Shuji Nakamura (Etats-Unis), inventeurs de la diode électroluminescente (LED) bleue en 1992, qui permet de créer de la lumière blanche en complétant les LED rouges et vertes découvertes au début du siècle. Retenez qu’elles consomment quatre fois moins et ont une durée de vie 25 fois plus élevée que les ampoules traditionnelles. Ce qui est quand même marrant, c’est qu’avant les LED, la dernière grande découverte en matière d’éclairage (un truc qui sert un peu quand même) date de… 1800 (l’ampoule à incandescence, industrialisée en 1880). Lumineux (pardon).
  • Chimie : l’Allemand Stefan W.Hell (Allemagne) et les Américains Eric Betzig et William E.Moerner, chercheurs en microscopie dont les découvertes respectives permettent la nanoscopie (c’est-à-dire de pouvoir visualiser les déplacements de molécules dans des cellules vivantes). Autrement dit, la limite théorique en termes de résolution maximale d’un microscope optique, fixée en 1873, a été largement dépassée.
  • Médecine : l’Américain John O’Keefe et le couple norvégien May-Britt et Edvard Moser, ayant mis en évidence le mode de fonctionnement de notre système de géoposition interne (surnommé “GPS du cerveau« ). Il s’agit ainsi de mieux comprendre comment nous savons où nous sommes, comment nous pouvons retrouver notre chemin d’un lieu à un autre et comment nous enregistrons ces informations pour les réutiliser. Les débouchés concerneraient essentiellement, à moyen terme, les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.
  • Littérature : Patrick Modiano, pour sa vie son oeuvre sur fond d’Occupation. Je n’ai lu aucun de ses bouquins, mais vous ne devriez pas avoir trop de mal à en trouver. Et il est français, et nous allons conquérir le monde.
  • Economie : le Français Jean Tirole (et non une mère célibataire avec trois enfants ayant réussi à boucler le mois de septembre, n’en déplaise au Gorafi), président de l’Ecole d’Economie de Toulouse, pour sa “théorie globale et cohérente” de l’organisation industrielle. Bref, il a surtout étudié le fonctionnement et la régulation des situations d’oligopoles (quand quelques entreprises se partagent un marché, regardez par exemple dans le secteur des télécoms). L’enjeu concerne les réglementations visant à préserver la concurrence entre entreprises, qui devraient selon lui s’analyser par secteur (télécoms, banque, presse, etc.) plutôt que sous l’angle d’une recette miracle unique. Cela vous semble évident ? Oui, mais les économistes vous répondront que l’évidence manquait tout de même d’une théorisation, car ils adorent ça, la théorie. Je dis bravo monsieur Tirole.
  • Paix (après l’Union Européenne en 2012 et Obama en 2013) : la Pakistanaise d’à peine 17 ans Malala Yousafzai, faisant la promotion de l’éducation des jeunes filles contre la violence des talibans au Pakistan, et l’Indien Kailash Satyarthi, militant de la lutte contre l’esclavage des enfants. Pour les nuls en géo, l’Inde et le Pakistan, tous deux concernés par ces problématiques liées à la pauvreté, ont des rapports très tendus depuis le premier tracé de la frontière qui les sépare (1947), en particulier concernant la région du Cachemire. A bon entendeur #WeAreTheWorld.

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Le mandat de négociation du projet de traité de libre-échange transatlantique (TTIP) entre les Etats-Unis et l’Union Européenne a été rendu public 

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Comme je le mentionnais le mois dernier, le « partenariat transatlantique de commerce et d’investissement », aussi appelé “traité transatlantique”, TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) ou TAFTA (son nom d’origine), se négocie officiellement depuis juin 2013 entre les Etats-Unis et l’UE, représentée par la Commission européenne. La presse en parle peu, et pour cause, les négociations sont tenues secrètes, tout au plus la Commission a rendu public le 9 october dernier son mandat de négociation, donné par les Etats membres de l’UE (purement symbolique puisque le texte avait déjà fuité sur Internet. Les reproches adressés au manque de transparence de ces discussions ne manquent pas, largement relayés par le collectif #StopAFTA.

Pour résumer, ce projet de traité commercial a pour ambition de constituer un marché commun représentant la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges commerciaux, pour faire face à la montée en puissance des économies d’Asie et d’Amérique latine. Appelons un chat un chat, on parle bien d’une zone de libre-échange avec les Etats-Unis ; oui, c’est du lourd.

Concrètement, il s’agirait :

  • De supprimer les barrières douanières entre les Etats-Unis et l’UE, ce qui est plus ou moins un point de détail, même si les Européens craignent notamment un déséquilibre de change (l’euro est surévalué par rapport au dollar) ;
  • De mettre en place d’un dispositif d’arbitrage (ISDS ou investor-state dispute settlement, RDIE en français) pour régler les différends entre Etats et entreprises lorsque celles-ci estiment qu’un pays menace leurs investissements : côté européen, la peur est de donner le pouvoir aux multinationales au détriment des Etats, dont les juridictions, dans ces affaires, seraient incompétentes ; qui plus est, ces affaires seraient probablement traitées au Centre international de règlement des différends liés à l’investissement (Cirdi), organe de la Banque mondiale basé à… Washington ;
  • Surtout, d’aligner (ou d’au moins rendre compatibles) les réglementations des Etats-Unis et de l’UE en vue de lever tous les freins non tarifaires à la libre circulation des biens et services (parmi les dossiers chauds, pensez agriculture, OGM et pesticides, normes sociétales, données personnelles, propriété intellectuelle, etc.). Sur ce point, les Européens craignent que leurs normes, plus contraignantes, soient nivelées vers le bas, tandis que les Américains rechignent à ouvrir leurs marchés publics aux entreprises européennes, condition pourtant sine qua none à l’échange de biens et services entre les deux zones.

Et ça en est où ? Nous en étions au 7ème round de négociations entre l’Europe et les Etats-Unis la semaine du 29 septembre, mais elles ne risquaient pas d’avancer beaucoup avant début novembre et le renouvellement de la Commission européenne. Par ailleurs, le compte-rendu de la consultation publique (bourrée de questions incompréhensibles et ne concernant que le dispositif d’arbitrage) lancée cet été au sein de l’UE est attendu pour novembre.

Quoi qu’il en soit, l’objectif est d’achever les négociations en 2015 puis, côté UE, de faire ratifier le traité par chacun des Etats-membres ainsi que par le Parlement européen. En somme, il y a encore du boulot et ce n’est pas tout à fait pour demain.

Et après ?  Si vous n’êtes pas contents, c’est pareil – l’opportunité même de l’accord n’est pas discutée, seuls ses termes le sont. Pensez super-héros et répétez-vous les mots de Barack Obama en mai dernier : « Tant sur le plan géopolitique qu’économique, le monde est plus sûr et plus juste, quand l’Europe et les Etats-Unis sont unis ». Tadam.

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Le projet de budget de l’Etat français 2015 serait validé par la Commission européenne (mais c’est pas passé loin)

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Là, on peut aimer ou non, mais dans tous les cas, on compte.

Début de la minute procédure

Comme chaque année, d’octobre à décembre, le budget préparé par le Gouvernement pour l’année suivante sous la forme d’un projet de loi de finances (PLF) est soumis à l’examen du Parlement. Celui-ci a ainsi le pouvoir de prévoir et d’autoriser une fois par an la perception des impôts et les dépenses de deniers publics, par programme, en fonction des objectifs de politique publique retenus.

Au-delà des lois de finances initiales (comme celle actuellement discutée pour 2015), en pratique, des lois de finances rectificatives (ou “collectif budgétaire”) sont discutées et adoptées en cours d’année pour corriger le tir (= modifier notamment le plafond des dépenses du budget de l’Etat et les données générales de l’équilibre budgétaire).

Enfin, ne vous mélangez pas les pinceaux, différents budgets sont élaborés et adoptés en vue de distinguer l’Etat, la sécurité sociale et les collectivités territoriales.

Fin de la minute juridique

Sur le fond, un projet de loi de finance, c’est illisible (sauf si vous avez deux semaines à temps plein à y consacrer), mais je vais tenter de finir ma synthèse.

Alors oui, au début des discussions, par exemple, l’Education nationale redevient le premier poste de dépenses de l’Etat (devant la dette), les prélèvements des ménages augmentent d’environ 6 milliards d’euros, même si la première tranche de l’impôt sur le revenu a été supprimée (ce qui aboutit à un foyer fiscal sur deux acquittant l’IR), et les entreprises voient leurs coûts allégés d’environ 8 milliards d’euros.

Mais le plus important dans tout cela, c’est que l’Union Européenne a ouvert une procédure “pour déficit public excessif” contre la France en 2009, et lui a déjà accordé deux sursis pour ramener son déficit public (structurel, hors aléas conjoncturels) à 3% du PIB, une des règles de discipline budgétaire au sein de l’UE.

Or le budget français 2015 présenté début octobre prévoyait un déficit à 4,3% du PIB. L’effort d’équilibrage budgétaire était donc insuffisant aux yeux de la Commission européenne, et ça coûte un peu cher de faire sa forte tête puisque l’amende infligée à la France pourrait atteindre plusieurs milliards d’euros.

Il y avait par conséquent de quoi s’attendre à recevoir une lettre de la Commission nous invitant plus ou moins gentiment à mieux concilier rétablissement de la compétitivité et réduction des déficits. Façon cour de récré, on pourra toujours crier “mais euh lui aussi il dépasse les 3% du PIB de déficit” (fin 2013 : Grèce à 12%, Espagne à 7%, Royaume-Uni 5,8%, France à 4,1% – ouais ouais).

Et là, comme par miracle, le Gouvernement est parvenu à sortir de son chapeau “des mesures nouvelles” (?) permettant 3,6 milliards d’euros à la dernière minute pour ne pas fâcher la Commission, qui a finalement laissé entendre fin octobre qu’elle validerait le projet de budget. Circulez, il n’y a rien à voir – ou presque, puisque sa décision définitive pour cette année n’interviendra que fin novembre. A l’Assemblée nationale, des amendements sortent dans tous les sens (comme d’habituuuuudeuh) pour rafistoler.

Dans la série “on rigole bien à Bruxelles”, j’apprenais le 24 octobre qu’avec la nouvelle méthode de calcul des contributions des Etats membres au budget de l’UE, la France, faisant partie des pays dont le PIB a progressé moins que prévu, pourrait récupérer 1 milliard d’euros de trop-perçu. Si avec ce type de nouvelles, on ne finit pas par combler notre déficit, je ne vois pas comment on va parvenir à conquérir le monde.

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Le projet de loi sur la transition énergétique a été adopté par l’Assemblée nationale et ne comprend pas une ligne sur l’écotaxe

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La grosse actu de Ségolène Royal, actuellement Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, c’est la loi sur la transition énergétique, adoptée à l’Assemblée nationale le 14 octobre et dont l’examen par le Sénat est prévu pour février prochain.

“Transition énergétique”, ça ne vous parle pas des masses, et c’est normal : l’idée générale est de considérer que dès lors qu’on a tous contribué à bousiller notre écosystème, on doit tout mettre en oeuvre pour permettre de rétablir son fonctionnement normal (concept de “résilience écologique”). Cela passe notamment par l’utilisation de plus en plus de sources d’énergie renouvelables (solaire, éolienne, etc.). Concrètement, pour l’Etat, il s’agit de trouver tous les mécanismes possibles et imaginables pour inciter à utiliser ces énergies, et à l’inverse, dissuader d’utiliser des énergies non renouvelables.

Vous avez l’objectif, voyons la mise en oeuvre avec ce que comporte le projet de loi suite aux discussions à l’Assemblée nationale, du 1er au 14 octobre.

Au-delà des grands engagements et objectifs (réduction du nucléaire, blablabla) énoncés dans les 65 articles du texte adopté, je retiens :

  • La fin des sacs plastiques d’ici 2016 et de la vaisselle jetable d’ici 2020
  • L’obligation d’une proportion minimale de “véhicules propres” dans les flottes publiques, imposée aussi aux loueurs automobiles, sociétés de taxis et de VTC (type Uber) lors du renouvellement de leur parc
  • L’interdiction de l’obsolescence programmée (sanction de la tromperie sur la durée de vie d’un produit intentionnellement raccourcie lors de sa conception)
  • La création du “chèque énergie” pour soutenir les foyers modestes dans leur dépenses d’énergie, chèque énergie qui se substituera aux tarifs sociaux actuels de l’électricité et du gaz en 2017
  • La création d’un nouveau dispositif de soutien aux énergies renouvelables, avec la possibilité de vendre directement sur le marché de l’électricité produite, tout en bénéficiant d’une prime (non, si tu pédales pour allumer ta télé, ça ne marche pas)
  • De nombreux dispositifs censés favoriser la rénovation énergétique des bâtiments, comme la fixation d’un cadre juridique pour le tiers financement (trop long à expliquer ici, voir “en savoir plus”)

Et l’écotaxe dont toute la presse nous a rabattu les oreilles ? Vous retrouverez sa remplaçante dans le projet de loi de finances 2015.

En effet, après la mort-fiasco de cette taxe (qui aurait été payée par les poids lourds traversant certaines routes nationales) et l’abandon de la “vignette poids lourds” qui devait la remplacer, une hausse du prix du carburant pour les poids lourds serait instaurée dès janvier 2015 (environ 4 centimes). L’objectif ? Inciter à utiliser des moyens de transport de marchandises moins polluants (transport mutualisé, fret ferroviaire et fluvial). Le souci ? Personne n’est vraiment incité à faire quoi que ce soit, à part payer. Pire encore, l’écotaxe devait rapporter 1,15 milliard d’euros à l’Etat, tandis que la hausse du gazole n’en rapporterait que 320 millions.

L’efficacité est une notion toute relative, Minus.

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La Belgique a un nouveau Gouvernement et il pourrait même passer l’hiver

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A 38 ans, le libéral Charles Michel (sans “s” : le Belge, pas la station sur la ligne 10 du métro parisien) est depuis le 11 octobre le nouveau premier ministre belge. Les dernières législatives en Belgique, c’était tout de même quatre mois et demi avant… qu’importe, ce n’est pas si long pour le plat pays, qui était resté en 2010 pendant plus d’un an sans gouvernement faute de coalition.

Au-delà des moules-frites, de la bière et du chocolat, la Belgique est un Etat fédéral comprenant trois régions (wallone, flamande et bruxelloise) et trois communautés (française, flamande et germanophone). Pour compliquer davantage, il existe trois langues officielles (allemand, français et néerlandais), de sorte que chaque grand parti représente avant tout sa communauté linguistique. Or pour pouvoir accéder au pouvoir central, chacun de ces partis se retrouve obligé de conclure des accords plus ou moins durables avec un ou plusieurs autres partis, en fonction des doctrines qui les rapproche. Les coalitions sont ainsi nécessairement fragilisées dès leur constitution par les désaccords entre les différentes communautés représentées, ce qui ne s’arrange pas vraiment quand elles parviennent au pouvoir et doivent constituer un gouvernement.

Il n’en reste pas moins que depuis le 10 octobre, donc, les libéraux wallons et les trois partis flamands forment une coalition inédite aboutissant à faire diriger la Belgique par un gouvernement de droite.

Par ailleurs, si le roi Philippe (oui, il y a un roi en Belgique, c’est une monarchie constitutionnelle) avait promis de ne jamais pactiser avec la N-VA, le parti indépendantiste flamand suspecté d’être proche de l’extrême-droite, il n’y a que les imbéciles que ne changent pas d’avis. La N-VA accède en effet pour la première fois au pouvoir en se voyant attribuer les ministères de la Défense, des Finances et de l’Asile et de la Migration  – rien que ça.

Et après ? Si le gouvernement belge a le mérite d’exister, la présence de la N-VA à ces ministères stratégiques, en particulier à l’Asile et à la Migration (équivalent de l’Intérieur français), fait déjà quelques vagues. Avec les déclarations du ministre et du secrétaire d’Etat concernant la collaboration durant l’occupation allemande et l’immigration marocaine, congolaise et algérienne, le contexte n’était pas très favorable à une déclaration de politique générale dans la joie et la bonne humeur pour Charles Michel.

Quoi qu’il en soit, je ne voudrais pas dire, mais son budget, il est passé tout seul auprès de la Commission européenne, LUI.

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A Hong Kong, des manifestants occupent le quartier des affaires depuis plusieurs semaines pour défendre la démocratie

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Carte Chine novembre 2014

 Hong Kong, c’est une ancienne colonie britannique d’environ 7 millions de personnes dans la ville la plus riche de République populaire de Chine. Plus précisément, depuis le 1er juillet 1997 (il n’y a même pas 20 ans, autrement dit avant-hier) et sa rétrocession à la Chine, c’est une région administrative spéciale, ce qui lui a permis de conserver pas mal de particularités : monnaie, système juridique et politique incluant notamment libertés d’expression et de rassemblement, etc. Elle est ainsi censée rester relativement autonome de la République Populaire de Chine au moins jusqu’en 2047.

Sauf qu’on parle de la Chine, et que « Chine » et « démocratie et libertés » font douze. Et comme on n’est jamais trop prudents, le 1er juillet de chaque année, des manifestations pro-démocratie sont organisées à Hong Kong. Elles ont réuni 500 000 personnes en 2014, et sont suivies depuis le 22 septembre du mouvement baptisé « Occupy Central » (pour « Occupons le quartier des affaires »).

A l’origine, ce mouvement est une grève étudiante rassemblant des milliers de manifestants rejoints dès le 28 septembre par l’organisation de défense de la démocratie « Occupy Central ». Ils contestent un nouveau mode de scrutin pour l’élection du chef de l’exécutif de Hong Kong, qui devrait être sélectionné par un comité de 1200 personnes à partir de 2017, non au suffrage universel. Ah, et ces manifestants portent des parapluies pour se protéger des gaz poivre et des lacrymogènes censés les disperser, parapluies devenus le symbole de ce mouvement non-violent. Soit.

Oui, tous ces porteurs de parapluies croient qu’ils peuvent faire pencher la balance. Ces dernières années, des mouvements du même type ont en effet permis de faire reculer le gouvernement de Hong Kong sur des sujets tels qu’une loi anti-subversion en 2003, ou l’introduction de programmes obligatoires d’éducation morale et patriotique en 2012.

La nouveauté, cette fois, c’est que la décision contestée ne vient pas seulement du gouvernement local, mais a surtout tout le soutien du gouvernement central, à Pékin, qui se retrouve également visé par l’opposition démocratique.

Si vous vous trouvez en Chine continentale, censure oblige, il y a d’ailleurs peu de chances que vous ayez vu passer des images en lien avec les manifestations. Même le hashtag « Hong Kong » y a été bloqué sur les réseaux sociaux, pour vous situer le niveau.

Les dernières barricades dressées par les manifestants ont été démantelées le 17 octobre, les négociations qui devaient se tenir le 10 ont été annulées pour commencer seulement le 22, et les manifestants pro-démocratie commencent à se diviser entre partisans de la confrontation et partisans du compromis.

Dans cette histoire, la Grande-Bretagne, qui s’était engagée à faire respecter le maintien des droits et libertés garantis par l’accord de rétrocession, reste relativement silencieuse pour maintenir de bonnes relations avec la Chine. Et ça, ça fait un peu mal au c**.

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A la frontière entre la Turquie et la Syrie, les combattants kurdes tentent de résister à l’assaut de Kobané par l’Etat islamique

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  Carte Turquie novembre 2014

Oui, ENCORE l’Etat islamique (EI, on dit aussi “ISIS” en anglais, ou encore “Daesh” ou “Da’ech”, notez-vous ça quelque part). Mais que voulez-vous, je me demande jusqu’où ils vont pousser mémé dans les orties et je ne suis pas la seule.

Cet été, je vous racontais que cette organisation terroriste armée avait proclamé le rétablissement du califat sur les territoires sous son contrôle, notamment en Irak, puis avançait vers l’ouest, en Syrie, notamment dans la région de Raqqa (Ar Raqqah). Or ce mois-ci, la progression de l’EI s’est aussi effectuée vers le nord, à la frontière entre la Syrie et la Turquie, avec l’assaut de la ville de Kobané.

Durant tout le mois d’octobre, trois questions maintenaient ainsi le suspens :

1/ La Turquie va-t-elle intervenir ?  Même si l’Union Européenne et les Etats-Unis, dans le cadre de la coalition internationale, lui demandent de s’impliquer davantage dans la lutte contre l’EI, il n’en est toujours pas question. Et malgré le vote du Parlement turc le 2 octobre en faveur d’une opération militaire en Syrie et en Irak, la Turquie a tout au plus ouvert sa frontière aux réfugiés de Syrie et laisse passer quelques combattants souhaitant défendre Kobané (ou l’inverse…).

2/ Pourquoi la Turquie ne porte-t-elle pas secours à Kobané ?  Le président turc Erdogan et son gouvernement, à Ankara, estiment que le combat contre l’EI est vain et que la seule façon de lutter contre lui est de soutenir une “troisième force”, composée de Syriens, sans combattants étrangers.

Le fond du problème, c’est que Kobané est majoritairement peuplée de Kurdes, peuple sans Etat divisé entre l’Irak, la Syrie, l’Iran et la Turquie (où ils représentent 20% de la population). Or depuis deux ans, le Parti des travailleurs du Kurdistan (turcs – PKK) et le PYD (parti kurde de Syrie lié au PKK) ont engagé des négociations avec Ankara pour mener à une paix durable dans les territoires kurdes en Turquie, avec l’objectif de créer un Etat autonome.

La Turquie se trouve donc le cul entre deux chaises : le combat à Kobané se joue actuellement entre PKK-PYD et EI et l’armée turque considère tant les uns que les autres comme des terroristes – à la limite, autant les laisser s’entretuer. Pire encore, combattre le PKK et l’EI signifie aussi, à moyen terme, combattre l’armée du dictateur syrien Bachar El-Assad (pas forcément le grand copain d’Ankara).

Certains Kurdes manifestent de plus en plus violemment en réaction à la passivité de la Turquie, qui ne bouge toujours pas et dont la stratégie est d’établir une zone tampon dans la région de Kobané. Un autre modèle d’Etat Kurde en gestation se trouve par ailleurs en Irak, où les Kurdes sont rivaux du PKK et entretiennent de bons rapports avec Ankara.

3/ Combien de temps Kobané va-t-elle encore résister ?  Les Kurdes résistent contre l’EI depuis plus d’un mois à Kobané, avec l’aide des raids aériens de la coalition internationale – en vain, le Daesh étant totalement décentralisé, avec des bataillons autonomes, et de mieux en mieux implanté en Irak où aucun gouvernement occidental ne souhaite intervenir au sol. Certains médias américains commencent aussi à souligner que la Turquie a bon dos, alors que les Etats-Unis sont restés à l’écart du conflit syrien (rebelles contre régime dictatorial de Bachar El-Assad) pendant plus de trois ans.

Si Kobané tombe aux mains de l’EI, celui-ci aura démontré les limites de l’absence d’intervention terrestre des alliés internationaux, et le Kurdistan turc accuserait la Turquie de se rendre complice de l’EI.

Le 31 octobre, des renforts kurdes irakiens entraient à Kobané. A suivre le mois prochain…

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Les élections législatives en Ukraine ont été remportées par des partis pro-occidentaux (en tous cas, dans les territoires ukrainiens où elles ont pu se tenir)

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  Carte Ukraine novembre 2014

Oui, je sais, j’ai déjà parlé de la Russie en septembre (sanctions infligées par l’Union Européenne et les Etats-Unis) et en octobre (rapprochement avec la Chine). Mais face à tant de créativité, on peut difficilement se lasser.

Revenons d’abord en Ukraine, où l’air de rien, ça se bagarre avant tout en interne dans le cadre des législatives. En bref, l’ancien parlement avait été élu en 2012 sous le mandat du président Viktor Ianoukovitch (pro-russe), mais celui-ci a été destitué en février dernier (souvenez-vous, manifestations, feu, flammes, toussa) puis remplacé par le président Petro Porochenko (pro-européen) en mai. Et le 25 août, faute de majorité au Parlement (la Verkhovna Rada, la Rada pour les intimes), Porochenko prononçait sa dissolution,

Des élections législatives anticipées ont donc eu lieu le 26 octobre, opposant quelques partis pro-russes et pas mal de partis pro-européens (dont le “Bloc de Petro Porochenko” et le parti Batkivchtchina de Ioula Timochenko – ancienne égérie de la Révolution orange en 2004, puis ancienne chef du gouvernement, jolie blonde avec des nattes, mais si, vous vous souvenez).

Qui a gagné ? La liste du président Porochenko (21,69% des voix) suivie de très près de celle du premier ministre Iatseniouk (Front populaire, 21,63%), partisan d’une position plus ferme face à Moscou, ce qui oblige les deux partis à une coalition parlementaire.

Pourquoi c’est important ? Parce que c’est la première fois depuis son indépendance de l’URSS en 1991 que le Parlement est dominé par les pro-occidentaux, non par les pro-russes.

Et ça change quoi ? Pas grand chose, si ce n’est que des lois telles que celles adoptées le 7 octobre pour lutter contre la corruption, sous la pression occidentale et de manifestants, passeront probablement plus facilement (il reste du boulot en Ukraine sur le sujet).

Notez qu’il n’y a pas eu de sièges pourvus en Crimée, annexée par Moscou en mars suite à un référendum contesté.

Le scrutin a par ailleurs été boycotté par les séparatistes pro-russes qui occupent 3% du territoire ukrainien, et ont prévu d’organiser leur propre scrutin présidentiel et législatif le 2 novembre pour la “République populaire de Donetsk”  et pour “République populaire de Lougansk”, toutes deux autoproclamées. Depuis mi-avril, des insurrections armées dans le bassin du Donbass ont quand même fait presque 4000 morts, et malgré le cessez-le-feu du 5 septembre, ça tire encore.  Quoi qu’il en soit, cet accord prévoyait un statut spécial pour ces régions de l’est de l’Ukraine, incluant notamment plus d’autonomie et la reconnaissance de la langue russe.

Pendant ce temps, Vladimir Poutine, président russe, accuse le régime ukrainien de crimes de guerre et alerte sur un éventuel génocide contre les habitants de Donbass, après la découverte de fosses communes dans la région de Donetsk. Je rappelle que fin août, c’était l’Ukraine qui appelait l’UE à l’aide, s’estimant victime d’invasion directe de la part de la Russie.

Selon Amnesty International, c’est 1 partout la balle au centre, Russie comme Ukraine ont commis des atrocités. C’est pas bientôt fini vos chamailleries ?

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Le Parlement français peut désormais destituer le président de la République

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C’était prévu depuis la révision constitutionnelle de février 2007 (sous Chirac, il y a sept ans) mais inapplicable faute de vote par le Sénat : désormais, en contrepartie de son immunité, le président de la République pourra être destitué “en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat”.  Flûte, être un “président normal” n’est pas suffisant.

Concrètement, il n’est pas question de virer un président du jour au lendemain.

Pour simplifier, la destitution doit être proposée par au moins 1/10ème des sénateurs ou des députés. Cette proposition motivée est ensuite examinée et adoptée à la majorité par chacune des assemblées (= le Parlement). Puis, si la majorité est obtenue au Parlement, le bureau de la Haute Cour (22 membres désignés par le Parlement et reproduisant la configuration politique de chaque assemblée) émet un rapport et fait comparaître le chef de l’Etat avant de statuer sur la destitution.

Une nouvelle élection présidentielle serait alors organisée, à laquelle le président révoqué pourrait d’ailleurs se présenter (et ce serait rigolo qu’il soit réélu, on n’est pas trop rancunier, chez nous).

Notez bien, au cas où, que la possibilité de destituer le président de la République n’a aucun lien avec les élections sénatoriales du 28 septembre, même si le Sénat est de nouveau majoritairement de droite.

Si vous voulez trouver des liens tordus, voyez plutôt du côté de l’influence du droit anglo-saxon, puisque la procédure de destitution, “l’impeachment”, est originaire du Royaume-Uni et surtout connue pour son application aux Etats-Unis. Elle y avait notamment été engagée

  • contre Richard Nixon (scandale du Watergate : obstruction à la justice, abus de pouvoir, outrage au Congrès) mais celui-ci a décidé de démissionner,
  • et contre Bill Clinton (parjure devant le grand jury pour l’affaire Lewinsky et obstruction à la justice), qui a finalement été poursuivi à l’issue de son mandat.

Si cela peut rassurer ceux qui craignent que Nicolas Sarkozy se représente aux présidentielles et les remporte…

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L’ouragan Gonzalo a dévasté les îles de Saint-Barthélémy et de Saint-Martin

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L’ouragan baptisé Gonzalo a atteint le 13 octobre deux collectivités d’outre-mer françaises situées dans les Caraïbes, Saint-Barthélémy et Saint-Martin (celle-ci est séparée en deux, française au nord, néerlandaise au sud).

Prétendus grands médias, si le sujet vous inspirait moins qu’un plug anal vert place Vendôme ou l’énième affaire Sarkozy, vous auriez tout de même pu faire un effort, quitte à trouver un angle people (“à quoi ressembleront les prochaines vacances de Johnny Halliday ?” par exemple, je ne sais pas).

Mais peut-on vraiment vous en vouloir ? Deux mini communiqués de presse sur le site du Ministère des Outre-Mer que vous ne devez pas vraiment avoir l’habitude de fréquenter, aucun ministre ne s’est déplacé sur place, et seulement un mort, vous n’aviez pas grand chose à vous mettre sous la dent.

… VRAIMENT ? Avec des pointes de vent à 160 km/h à Saint-Martin,  à 204 km/h à Saint-Barthélémy, les dégâts sont énormes en particulier pour les établissements en bord de mer (nombreux, en raison de la demande touristique), au point que les deux îles devraient se voir reconnaître l’état de catastrophe naturelle et que le fonds de secours du Ministère des Outre-Mer devrait être mis à contribution.

En attendant, tout le monde met la main à la patte sur place pour aider à reconstruire, oublier aussi les pillages post-cyclone auxquels les Saint-Martinois s’attendaient compte-tenu de l’insécurité sur l’île.

L’absence quasi-systématique d’assurances couvrant le risque cyclonique à Saint-Martin (en raison de leur prix exorbitant) empêchera probablement de nombreuses entreprises de bénéficier d’une quelconque indemnisation.

Pillages, solidarité insulaire, assurances inabordables, paysages apocalyptiques (“du paradis à l’enfer”), pots de vin de la reconstruction… chers grands médias, vous aviez l’embarras du choix pour en parler au moins trois semaines, et non seulement le temps d’une dépêche.

Je suis simplement heureuse que mon amie sur place et les siens soient sains et saufs, bien qu’encore sous le choc – grosse pensée à vous tous !

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C’est arrivé aussi en octobre, mais je ne vais pas creuser

… parce qu’il faut bien faire un choix :

  • Deux jours après un attentat au Québec, le 22 octobre, un homme tirait des dizaines de coups de feu dans l’enceinte et à proximité du Parlement d’Ottawa (capitale du Canada), avant d’être abattu par un membre de la sécurité. En septembre, l’Etat islamique appelait les musulmans à tuer les citoyens des pays de la coalition, notamment Américains et Canadiens.
  • Lui, il est bien vivant. Le dictateur Kim Jong-un avait disparu des médias et évènements en Corée du nord pendant un mois et demi et a refait surface le 14 octobre. On est tellement contents.
  • Dans le genre, il y en a un qui plait beaucoup moins. Le hacker franco-israelien surnommé Ulcan s’amuse ainsi depuis plusieurs mois à attaquer des sites d’information (Rue89, Médiapart, Libération, etc.) dès que ceux-ci parlent négativement de lui. Le cas échéant, il complète par des menaces sur les familles des auteurs des articles en cause. Paye ton égo. Jusqu’ici, tout cela se faisait en toute impunité, Ulcan opérant depuis le sol israélien. Les autorités israéliennes ont toutefois déclaré le 24 octobre qu’elles allaient traiter les requêtes de la justice française à ce sujet “dans les plus brefs délais”.

… parce que Capsule en a déjà parlé et qu’il n’y a pas grand chose de neuf :

  • Le 15 septembre, un naufrage de migrants clandestins provoquait 500 morts, rappelant le grand débat sécurité des frontières versus droit d’asile. La minute émotion n’aura pas duré bien longtemps avec l’opération de police “Mos Maiorum”. En gros, le Conseil de l’Union européenne a mené une grande rafle du 13 au 26 octobre consistant à « arrêter les migrants en situation irrégulière et rassembler des informations utiles au renseignement et à fins d’enquête”, type d’opération mené environ tous les 6 mois dans l’espace Schengen, officiellement pour lutter contre le crime organisé. Sympa.

… parce qu’il vaut peut-être mieux en parler ultérieurement :

  • Le mois dernier, un référendum rejetait l’indépendance en Ecosse, mais pas de quoi décourager la Catalogne, communauté autonome d’Espagne. Certes, le Tribunal constitutionnel a jugé la tenue d’un référendum local inconstitutionnelle début octobre, au motif que ce type de questions relevaient de l’ensemble de la population espagnole. Il reste que la Catalogne procédera tout de même le 9 novembre prochain à une “consultation” relative à son indépendance, comme ça, juste pour voir.
  • Le mois dernier, parmi les méchants, il y avait les chômeurs (ou ceux qui veulent les faire disparaître). Ce mois-ci, la chasse se poursuit puisque la renégociation entre syndicats et patronats de la convention assurance-chômage approche (mars 2016, on a le temps quand même, et le Gouvernement a seulement le pouvoir d’agréer ou non le texte). Quoi qu’il en soit, les idées fusent toujours : revoir le montant, moduler dans la durée (une personne serait moins aidée en fin de sa période de chômage), etc. En attendant, une étude de l’institut Coe-Rexecode vient de démontrer que le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) a permis de ralentir le coût du travail horaire dans l’industrie française, désormais moins élevé qu’en Allemagne (surprise !) et le Premier Ministre Manuel Valls a annoncé la création à venir de 50 000 emplois aidés supplémentaires en 2015.
  • La société Airbnb a été condamnée par la mairie de San Francisco : désormais, les propriétaires devront souscrire une assurance, s’acquitter de la taxe d’hôtellerie, s’inscrire au registre municipal et enfin se limiter à 90 jours de location par an, le tout en vue de limiter les expulsions de locataires censées permettre des locations Airbnb bien plus rentables. Rappel : la première condamnation en France d’un locataire pour sous-location Airbnb illégale remonte à mai dernier. Attendons celle d’un propriétaire, pour voir.

… parce qu’outre le buzz, on s’en fout :

  • Comment ça, vous n’attendiez pas la sortie du film « Samba » ? Vous n’aimez pas Omar Sy ? Vous n’aimez pas le cinéma ? Vous n’aimez pas la France ?
Source : UMPoop, 26 octobre 2014
  • Free n’a toujours racheté Iliad (trois mois que j’attends, comme vous, comme eux. Ils ont renoncé).

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