#36 Mensuel ? Trimestriel ? 12, 10, 8, 6, 4 fois par an ? Périodicité, nombre de pages, maquette, le casse-tête

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15 minutes  au sein de l’équipe :)

Crédit : Alejandro Escamilla / Unsplash
Crédit : Alejandro Escamilla / Unsplash

Vous ne les connaissez pas encore tous (ça vient, ça vient !), mais l’équipe de Capsule s’agrandit (presque) chaque jour, avec ses débats enflammés sur les mille-et-une questions auxquelles nous avons à répondre d’ici février 2015 – et pour certaines, bien avant.

Outre le Tricider pour la sélection des sujets en conditions réelles et sur ce blog, le Journal d’un canard, c’est dans le cadre d’un groupe fermé sur Facebook que beaucoup d’échanges se déroulent, et pour une raison qui m’échappe (la lune ? la météo ? ), particulièrement depuis deux semaines.

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis heureuse de tous vous voir petit à petit réagir, ici et là, publiquement ou non, donner vos idées, exprimer vos critiques. Je ne pouvais rêver mieux.

Vous débarquez ? Vous êtes bienvenus aussi, commentez, dites-nous tout, sur ce blog, sur Facebook, par mail, comme vous voulez – chaque avis permet d’avancer !

Le débat du moment : la périodicité de Capsule

C’est venu comme une évidence lors de ma conversation avec Thomas sur Gonzaï, qui est trimestriel dans sa version papier : avec Capsule en mensuel, on se lance dans un travail de fous furieux, les semaines passeront super vite, les délais seront toujours super courts… ouh que ça fait peur.

Du coup, pourquoi ne pas lancer en trimestriel la première année, puis ne passer en mensuel que la seconde année ? En prime, nous prendrions ainsi bien moins de risques financiers sur la première année (moins de coûts d’impression, moins de coûts de contributeurs, moins de frais postaux… logique).

J’en parle avec P-E, enchanté par l’idée, avant de lancer la discussion sur notre groupe fermé Facebook :

« SO, gros débat du jour dont je viens de parler longuement avec P-E : quid d’un lancement de Capsule en trimestriel sur l’année 2015, puis en mensuel en 2016 ? 
Les pour :
donne le temps de se rôder un max pendant un an
– bien moins risqué en termes de fonds 
– plus facile à lancer en crowdfunding (abonnement un an / 4 numéros) 
Les contre
– délicat à communiquer : le trimestriel bientôt mensuel, fait « attendez les gars on apprend », pas très pro 
– quid de la version en ligne parallèlement ? on se dit que ça nous empêche pas de continuer à être dans la dynamique « bientôt mensuel », notamment en annonçant les sélections de sujet chaque mois, la seule différence étant d’inviter à voter pour les sujets qui en prime se retrouveront sur le papier 
– surtout, va à l’encontre du concept de départ, le mag dont tu pourrais te contenter si tu as passé le mois sur la lune (autant, tu peux débrancher un mois, trois mois en revanche c’est méga long pour le SMIC du citoyen informé).
Je me remets aux prévisions financières en ce sens pour voir, vos avis sont super bienvenus!

PS: Sachant qu’il y a AUSSI le compromis du 6 numéros par an« 

Vous voulez savoir comment ça fonctionne, chez nous ?

Ni plus ni moins comme ce qui suit.

Je reproduis ici les commentaires des uns et des autres – rien de tel pour vous plonger dans l’ambiance !

P-E :

big news ! HUUUGE news !

Laurent :

Je trouve cela bien une version « hybride » pour commencer : trimestriel papier + version digitale au fil de l’eau. Et pas besoin de communiquer dès le début sur « nous serons bientôt mensuels! ». Le passage au mensuel se fera naturellement le moment venu. 

6 numéros par an c’est peut-être un bon compromis !

P-E :

point « Pour » supplémentaire : permet d’éviter l’effet « brouillon » inhérent au(x) premier(s) numéro(s) de n’importe quelle publication et de maintenir un certain niveau de qualité d’information sur Capsule dès le numéro un.

Raphaël :

Je suis assez d’accord avec Laurent, le passage au mensuel sera naturel en cas de demandes.

Et Pierre-Emmanuel a raison, le plus important est de proposer un produit abouti, bien pensé, évitez la précipitation. La qualité plutôt que la quantité !

Aurel :

Bon et sinon, en termes de financement, ça change juste tout… (Aurel en direct live depuis son gros tableur Excel)

C’est simple : toutes choses égales par ailleurs, le fait de paraître en trimestriel la première année au lieu d’être direct mensuel aboutit à rechercher des fonds pour 75 000 eu au lieu de … plus de 200 000. ça change légèrement la donne quoi.

Et P-E, si on communique au début non en disant « le temps qu’on se rôde », mais en disant « le temps de vous convaincre » (ou un truc du genre) ? Sous-entendu, le temps d’être économiquement plus solide parce que vous êtes tous plein d’abonnés trop contents ?

P-E :

 Ouais, ça va se peaufiner, mais vu les points positifs de l’idée, les éléments de discours on les trouvera, c’est clair.

Julie :

Je suis pour aussi.

Limite le risque de faire des erreurs « de débutants » et/ ou liés à un manque de pratique sur la gestion du temps imparti entre deux numéros, donc de faire un truc qui pourrait être perçu comme « inégal » au final (car le monde est ainsi cruel que « Mars top/ Avril moyen/ Mai top/ Juin bien » = rendu « inégal » dans l’esprit des gens et non « bien dans l’ensemble », surtout pour une première année).

D’autre part un trimestriel qui passe en mensuel c’est un succès, alors qu’un mensuel qui revoit son rythme à 6 n°/an c’est une petite bananade. Complètement pour donc.

Nicolas :

J’arrive après la bataille (cure de désintox fb oblige, cf billet de demain). Mais je suis à fond pour aussi.

Je préfère un travail de qualité, je veux dire d’une qualité constante, d’une exigence permanente, bref du bon boulot, qui paraisse de manière plus rare (mais néanmoins régulière), qu’un mag qui paraitrait tous les mois, dont les deadlines et la pression -financière, éditoriale- se ferait sentir beaucoup plus. Il s’agit pour Capsule de faire primer la qualité et pas forcément un rythme hyper soutenu (oui pour moi, un mensuel, c’est soutenu). Il s’agit aussi d’installer un ton, une patte, une marque de manière durable et pas inégale. A l’abri total des diktats du temps qui passe trop vite. C’est le concept, non?

Julie :

En vrai le seul argument « contre » que je retiens c’est le dernier, ‘ffectivement 3 mois sur la Lune ça fait beaucoup (Capsule, l’actu de votre sortie de coma? heuuu).

MAIS possibilité aussi, du coup, de faire plus de sujets non? On serait pas les premiers à faire un gros tri(mestriel) pour évoluer vers un mensuel plus light?

Puis rien n’oblige à communiquer direct sur « trimestriel bientôt mensuel » en effet, on peut le faire miroiter entre les lignes éventuellement: « trimestriel en évolution » (genre) mais sinon, après tout ça ne regarde que Capsule, les ambitions de Capsule 

Nicolas :

Complètement sur la ligne de Julie sur ce coup. en fait, j’ai même pas besoin de donner mon avis, elle le fait très bien.

Julie 

En revanche Nico, je suis un poil plus sceptique pour ce qui est d »installer une patte » avec une rédac’ non obligatoirement récurrente et un rythme plus espacé. (TAIN je devrais me lever plus tôt un jour histoire de me présenter, là j’peux pas j’ai fusée).

Nicolas :

Tu as le « devoir » de subjectivité, de pédagogie, de clarté et de passion qui présidera à la plume des différents rédacteurs, c’est ce que je voulais dire.

Julie :

On est d’accord là-dessus, je parlais du « style » de chacun…la peur d’être oublié individuellement entre deux contributions (bouh  ! ). Enfin cela dit, personnellement je préfère pondre (donc signer) deux articles fouillés, construits et avec la plume en grande forme par an, que cinq sous « pression ».

Nicolas : 

Exactement. J’ai déjà écrit avec des délais sur la tempe. ça n’a rien d’agréable et ça ne donne surtout rien de bon. Enfin tu sais bien.

Aurel :

Faudra que je vous transmette la charte éditoriale que j’ai déjà rédigée, je ne suis pas sûre de la mettre telle quelle sur le Journal d’un canard

Et sinon, l’idée du trimestriel m’est venue suite à cet entretien.

Bon. Milie, mon crash-test de coeur de cible, me dit qu’en 3 mois, elle aurait 15 fois eu le temps d’oublier Capsule et que c’est le meilleur moyen de brouiller le message, de partir sur du 3 mois.

Même si elle comprend la contrainte prudence / budget, elle trouve que c’est un produit / service totalement différent que le mensuel et que d’un coup ça perd tout son intérêt.

On en revient donc au dernier argument contre: 1 mois sur la lune, pas 3 mois dans le coma. Voilà voilà….

P-E :

Milie, t’es chiante ! 

Raphaël :

La grotte ou la lune il faut du temps pour préparer l’expédition

Julie : 

2 mois. En deux mois ptêtre que t’oublies mais ça te revient vite fait. C EST COMME TOUT.

Aurel :

Vrai.

De toutes façons, encore une fois, à ce jour le seul numéro que je peux financer de A à Z, c’est le premier (et c’est déjà énorme), donc que le deuxième sorte 1 mois après ou 3 mois après, dans les deux cas je ne sais pas encore comment on va pouvoir le payer.

Bimestriel papier + sommaire éditorialisé mensuel en ligne, ça peut être le compromis d’année 1 comme je le disais en premier commentaire sous ce post… ça permet d’être un peu moins effrayant sur les capitaux de départ nécessaires dans les prévisions financières, même si c’est un rythme de publication un peu bâtard… bref, je me dis que je préfère laisser reposer tout ça dans nos têtes.

Idéalement faudrait qu’une décision soit prise fin juin / mi juillet, qu’on cale bien la comm (publique, mais aussi potentiels investisseurs) avant septembre. Mais on peut encore amplement changer d’avis 100 fois 

Julie 

Et là où je suis d’accord avec moi (et je le vis bien merci) c’est qu’en tant que lectrice (pas douée certes) j’ai remarqué un GROS défaut des trimestriels: tu sais jamais quand ça sort. Au pire t’oublies en effet, au mieux, tu prends ton vieux numéo et tu comptes avec tes ptits doigts en te demandant si il sort en début ou fin de mois déjà ce truc et RHA. Deux mois: si c’est sorti le mois dernier, y’en a pas ce mois-ci. Pouf.

 Bimestriel attention c’est chiant, si je ne m’abuse ça veut dire « deux fois par trimestre » et là par rapport à ce que je disais juste au-dessus, c’est HORRIBLE 

Aurel :

6 par an, ça me va 

Julie :

Sextannuel? Heu… ouais ouais 6 par an c’est top 

Glwadys 

Salut!

Je suis Glwadys, thanks Julie, tu m’as donné envie de parler. Comme je me considère comme la cible parfaite de ton projet Aurel, j’ai envie de dire un ou deux trucs. Déjà parce que j’ai l’impression que même si je dis une connerie, je vais pas trop me taper la honte et que j’aurais la chance d’avoir une explication.

Pourquoi la cible parfaite? Parce que j’ai exactement le comportement face à Capsule, le blog, que j’aurais dans le cas de n’importe quel information qui m’arrive via un réseau social, ce qui est déjà un engagement en soi (si si il faut le décider). Le même comportement de ça m’intéresse, je suis l’avancée du truc (je crois que je ne me suis jamais autant intéressée au montage d’une revue). Étant photographe, la question du journalisme s’est posée à moi… très vite il faut le dire, la réponse étant, moi vivante? Jamais! Bon mais ça c’est mon problème. Je n’ai donc ni grande culture journalistique, ni grand amour journalistique, ni même grand engagement commun. Comme beaucoup de photographes (même s’ils ne veulent pas se l’avouer) je suis une fichue égoïste qui ne crois en rien, mais capable de mettre de sa personne lorsque le projet lui fait tilt dans la tête.

Capsule, m’a fait ça. J’en suis au stade ou je dis ok, ou je prends les infos qui passent au fur et à mesure, qui suis capable de sauter des paragraphes parce que je décroche, j’y reviens mais pas toujours, et je me laisse imprégner. Visiblement suffisamment car pour la première fois aujourd’hui, a 05:46 exactement, j’ai envie de poser une question. J’ai ENVIE et J’OSE la poser je vais même jusqu’à la poster. 

Ma question est la suivante: pourquoi porter son attention sur la fréquence de publication plutôt que sur le nombre de pages? Dans ma tête deux pôles qui permettent (en autre certainement) de faire la balance économiquement c’est nombre de pages et fréquence de publication.

Je crois que Capsule c’est une soixantaine de pages.

Déjà, pourquoi?

Tu nous présentes le blog de Capsule comme un labo ou l’on peut suivre le déroulement des pensées et des prises de décisions. Un système simple et fixe (le blog, sa forme épurée), des idées qui fusent et qui ne font qu’appeler a participer au changement, à l’évolution.

Or, cela nous amène à quoi?

Des décisions qui semblent petit à petit se figer, j’en suis certaine de manière tout à fait sensée, mais qui me laissent penser qu’une fois la revue sortie, ça sera calé, ça bougera plus, faut que ça soit solide et ça passe par la stabilité… du format, du nombre de page et de la fréquence de parution (toujours entre autre mais quand même).

Moi, je me demande si au lieu d’avoir tout calé dès le début « parce que c’est comme ça qu’on fait », ça serait pas cool (oui cool!) de commencer à 20, puis 30 puis 50 pages, sans rogner une seconde sur la qualité du contenu, en ayant préparé comme tu es en train de le faire concrètement dans le blog, un format évolutif.

Selon moi ça laisserait, de mon point de vue de lectrice, la possibilité de faire le voyage. De voir un journal grandir et moi je serais témoin de ça, et ça m’attacherai vachement à ce journal que j’aurais vu grandir tu vois. Alors oui, je rêve peut être, et peut être que je trouve ça bien, et que Capsule peut me le permettre.

D’un point de vue économique, je ne maitrise pas la chaîne de conception, même si j’ai effectivement lu les questions de distribution et de rémunération de l’équipe. Ce que je me demande c’est déjà si c’est possible et comment. (Vous avez trois heures ;) )

P-E 

Mais voilà une TRÈS BONNE question, Glwadys ! 

On a pas fini de s’creuser la tête.

J’pense que, (et Aurel dira si je dis des conneries ou pas) pour être schématique, diviser le format par deux (sortir un mensuel de 30 pages au lieu d’un mensuel de 60) est moins efficace en terme d’économies réalisées que de diviser le nombre de numéros, sortir un numéro tous les deux mois au lieu d’un par mois. 

MAIS ça permettrait de rester plus proche du (core)concept de l’antidote mensuel.

Aurel :

Alors d’abord MERCI MERCI MERCI 

Beaucoup de choses dans ton comm Glwadys : 

1/ Sur ton impression que des choses sont figées, ce n’est pas le cas du tout (la preuve: jusqu’ici on était en mensuel, on est passé au trimestriel avant-hier, au bimestriel hier, repassés au mensuel aujourd’hui, etc.  )

C’est vraiment l’idée du Journal d’un canard et de ce groupe, de permettre cette innovation ouverte, parce qu’on peut jamais penser à tout et à avoir toutes les bonnes idées. Donc merci (bis). D’autant plus pour ceux qui me disent « hey oh, je suis dans la cible » !!! (merci TER).

Sur l’impression que ça se fige petit à petit, l’idée est simplement de ne mettre la pression à PERSONNE. Comme je le disais à Elise dimanche, c’est pareil pour tout, chacun est libre de participer ou non à l’élaboration de tout ça, de contribuer sur le blog, le tricider de sélection des sujets, etc. J’y tiens absolument, déjà parce que je préfère garder les sous pour le lancement et après (comme je vous paye pas pour le moment, je n’ai pas à exiger quoi que ce soit de vous), ensuite parce que je tiens à garder ce principe même après : que chacun ne contribue, à la construction, aux améliorations et même à la rédac et aux illu, que quand il est particulièrement motivé pour le faire, la rémunération étant simplement un « bonus » (si je peux m’exprimer ainsi, mais vous voyez l’idée). 

Je crois que c’est cet enthousiasme qui se sentira dans le papier, pas de pression sur vous. C’est aussi pour ça que j’ai rendu le retroplanning public, vous le connaissez tous, vous connaissez les grandes étapes à venir… bref, chacun fait comme il le sent. 

Le truc, c’est qu’il faut que ça avance quand même. Ne pas mettre la pression à qui que ce soit, c’est aussi dire « vous êtes libre de participer ou pas, et si vous ne participez pas, ce n’est pas grave, ça avance quand même ». Rien de plus, rien de moins. Le Tricider avance même dans l’hypothèse où je l’alimenterais seule. Les billets sur le blog sont longs et de plus en plus nombreux, je sais que vous n’avez pas que ça à faire que de les lire, et ils sont en ligne aussi pour vous permettre de vous intéresser au sujet au moment où vous le pouvez / voulez. Si vous avez un sujet en tête et souhaitez l’écrire, il n’y a qu’à me contacter pour caler une date et vous créer un compte auteur, etc. En bref, vous avez entièrement le choix, êtes toujours bienvenus, et surtout, on peut encore changer d’avis sur presque tout ! 

2/ Sur le sujet périodicité : « pourquoi porter son attention sur la fréquence de publication plutôt que sur le nombre de pages? Dans ma tête deux pôles qui permettent (en autre certainement) de faire la balance économiquement c’est nombre de pages et fréquence de publication. »

Je ne sais plus où on en a parlé, mais Caro avait déjà soumis cette piste. Il y a en réalité deux aspects dans cette question, les coûts certes, mais aussi les délais très courts

2/1/ Sur les coûts, la grosse différence entre trimestriel, bimestriel, mensuel, c’est sur les coûts fixes : contributeurs (écriture et illu), mais aussi changement(s) de maquette et impression. 

Sur les contrib, faire moins de pages est moins cher, ça fait pas un pli (gros jeu de mots). 

En revanche, première contrainte, pour éviter des surcoûts en façonnage à l’impression, le nombre de pages doit être un multiple de 16 (16, 32, 48, 64, 80, etc). Voir le billet impression pour tous les détails

Pour des questions de cohérence entre la ligne éditoriale, les sujets peu à peu sélectionnés lors des tests en conditions réelles, ce que ça donne en main en termes d’épaisseur, les coûts (des contrib aussi)… on arrive pour le moment à 64 pages. Ce n’est peut-être pas définitif, mais au stade des réflexions, c’est ça.

Avec cette contrainte en tête, oui, on peut très bien dire qu’on lance un Capsule de 16 pages, ou de 32, et qu’on augmentera petit à petit le nombre de pages. Why not. 

Mais la dernière contrainte, c’est que je rêve qu’on travaille sur maquette / canevas « fixe », créé donc pour un certain nombre de pages, pour des contraintes de coûts déjà (ne pas faire intervenir autant maquettiste et DA sur les 2ème, 3ème et autres numéros que sur le premier, hors améliorations nécessaires pour des questions techniques par exemple) que de délais. Or en termes d’équilibre général, créer une maquette de 16 pages n’est pas du tout le même travail que de 32 ou 64 pages.

Qui dit augmenter peu à peu le nombre de page dit aussi changer la maquette petit à petit, avec les coûts et délais que cela implique.

Si tu estimes que c’est possible (là c’est toi la pro), pourquoi pas, mais voilà la contrainte. 

2/2/ Le second aspect, ce sont les délais.

Si je rêve d’une maquette « fixe » (chemin ou canevas plutôt), c’est aussi pour gagner un max de temps en répartition des sujets et communication des formats à tout le monde (exemple au pif pour donner l’idée: tout le monde saura que le sujet de la rubrique 1, c’est un article de 20 000 signes, avec deux illu, une en 1/4 de page, une de 1/2 page). Oui, je sais que personne ne fait comme ça, mais je suis persuadée qu’on peut le faire. On gagnerait aussi ainsi un max de temps en mise en page. 

En bref, une idée pas bête du tout, à examiner au regard de ces éléments. 

D’ailleurs, je me disais hier en me couchant « et pourquoi pas faire un trimestriel, et une fois par mois envoyer par courrier une lettre éditorialisée de 2 à 4 pages (recto verso) pour l’actu du mois ? ». C’est dire si je te suis :) 

PS: et oui Pierre-Emmanuel , tu as bien suivi « diviser le format par deux (sortir un mensuel de 30 pages au lieu d’un mensuel de 60) est moins efficace en terme d’économies réalisées que de diviser le nombre de numéros, sortir un numéro tous les deux mois au lieu d’un par mois ». Mais comme l’idée est avant tout de « faire au mieux », tout se discute 

Et j’oubliais sur le nombre de pages. Il y a toujours aussi une contrainte de cohérence éditoriale : sur 16 pages, on ferait quoi ? On dirait quoi ? On traiterait combien de sujets, sous quelles formes ? (bienvenue dans ma tête  ). Ce sont des questions en l’air à ce stade, mais c’est à prendre en compte aussi et ça rejoint la question de maquette-canevas – c’est bougrement pratique d’avoir un nombre de pages, de rubriques, de formats définis à l’avance

Arnold 

Bimestriel ✓

On rentre dans le vif du sujet : le nombre de signes et les caractères de polices. De combien de signes a t on besoin ? Manchettes, photos etc … les questions concrètes…

Aurel :  

J’y suis déjà rentrée il y a plusieurs semaines oui, et j’ai un peu l’impression que c’est le genre de sujets dont tu sors jamais en fait :-)

Glwadys : 

Yeah quelle efficacité!

Alors je vais me corriger, je n’ai pas du tout l’impression que les choses soient figées, bien au contraire. Et c’est justement cette part de flexibilité qui me plait. Ma question se dirige donc vers « comment garder cette souplesse après le lancement du premier numéro? ». Selon moi en laissant une marge d’évolution. Et comme toute marge d’évolution, cela demande d’être d’autant mieux organisé. C’est d’ailleurs ce que tu fais en prenant en compte le fait que tu veux que l’on contribue « a la motivation » dans un premier temps.

Le rétro planning, nickel. Outil parfait du travailleur indépendant qui a du coup de quoi se situer par lui même. Donc j’ai pas grand chose à redire la dessus c’est hyper bien pensé.

Maintenant, périodicité: selon moi c’est la dessus que ça se joue. Ça ne te coûte pas plus cher de penser un 64 pages divisible. Est ce que l’on peut imaginer par exemple la création d’une maquette sur 64 pages mais qui serait pensée en 4×16 pages ou 2×32 pages? Ça ne me paraît pas infaisable à priori, on respecte ainsi l’équilibre général tout en se laissant la liberté de le faire évoluer sur deux ou quatre numéros. L’intérêt que j’y vois, c’est:

1: tu te rodes 

2: tu laisses le temps aux gens de s’approprier l’objet (du temps quoi qu’on en dise il en faut aussi, surtout si tu ne te situes pas dans cette catégorie d’infos survolée) 

3: tu ne mets pas tous tes œufs dans le même panier d’un seul coup, là c’est toi la pro, mais durer dans le temps sans flinguer le budget ne me semble pas dénué de bon sens? 

4: chaque numéro supplémentaire aura un plus et permettrait de donner à ta ligne générale une vraie place majeur à un ou deux sujets (mettons numéro 1 politique internationale majeur, numéro 2 politique internationale, mineur+culture état des lieux majeur etc…) si on ne peut pas tout faire d’un coup faisons peu mais faisons bien. 

5: tu gardes ton canevas (ça c’était le numéro 1 mais j’y pense que maintenant!) car je te rejoins complètement sur les contraintes que tu soulèves. 

Quand bien même le 64 pages resterait un 64 pages, avec cette solution de canevas divisible tu te structures en fonction des turns over qu’imposent l’actualité, ça sera certainement pas toujours les mêmes choses qui seront importante d’un mois sur l’autre (d’ailleurs tu le soulignes bien en mettant en place le Tricider.) 

So excited!!!!

Aurel 

Glwadys, je t’aime. A tous, la meuf est quand même en VACANCES à Londres pendant qu’elle écrit ses comm.

Sur l’idée générale, why not et je te fais complètement confiance, la piste est bonne de toutes façons.

Mais il y a un mais, en tous cas deux.

Le premier, c’est la question des frais de ports (aussi) : ça coûte un bras, même en tarifs préférentiels régime presse, et en fait du 64 au 32 pages par exemple, l’économie est pas si folle que ça. Tout coûte un bras de toutes façons donc c’est pas archi déterminant, mais c’est à savoir.

Le second « mais », comme on le disait sur Hangout entre temps avec P-E, c’est qu’on doit avant tout, toujours, toujours, tout penser avant tout en termes de qualité pour le lecteur : dès le début, il nous faut impérativement un effet whoa, en particulier parce que les premiers seront les ambassadeurs, dont une grande partie les soutiens crowdfunding. A fond de chez à donf pour voir ce qu’on peut produire sur des cahiers évolutifs comme tu le dis, en gardant juste ça en tête. A ce stade, franchement, je sais pas et je crois que j’ai besoin de laisser reposer.

Les autres, des avis ? #CapsuleDreamTeam

Je l’aime bien, cette idée de multiples de 16 qu’on augmente progressivement. Genre sur 4 mois.

(Note sur les rubriques enfin : je l’ai pas mis en ligne car c’est radicalement différent de TOUT ce qui se fait actuellement en presse écrite et je souhaite quand même garder un peu de suspens, mais j’ai trouvé une solution pour faire en fonction de l‘actu du mois sans se contraindre sur « 1 sujet éco, 1 sujet international, 1 truc musique » etc. On le voit assez bien entre les numéros fictifs de mai et juin d’ailleurs).

Arnold

Alors là j’imagine LE format tabloïd en pages volantes bimestriel de multiples de 16 que le lecteur pourrait reconfigurer (cf les fold in de Bourough et Gysin) à sa guise au fil des parutions. je vais peut-être trop loin mais là on aurait UNS objet incomparable.

La conversation n’est pas finie …  et vous, qu’en pensez-vous ?

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Fondatrice de Capsule, curieuse, stakhanoviste, entreprenante et enthousiaste

One Response

  1. Bon. J’ai creusé la question d’un point de vue budget prévisionnel :

    1/ Le passage de 64 à 16, 32 ou 48 pages pour commencer change bien sûr la donne à court terme en termes de budget, mais globalement, ce n’est pas fou tant qu’on reste mensuel (la différence sur le besoin de financement total est de 30 000 euros avec les deux premiers numéros en 32 pages, les deux suivants en 48 pages et 64 pages à partir du 5ème). Je ne suis pas convaincue du tout par les tests de canevas que j’ai fait sur 16 pages, j’ai donc éliminé cette piste.

    2/ Commencer en trimestriel en première année puis passer en mensuel la seconde année, en revanche, reste très très avantageux d’un point de vue strictement financier. Reste comme je le disais qu’en termes d’intérêt du produit… c’est pas top.

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