#24 « Père Castor, raconte-nous une histoire »: à propos de la future ligne éditoriale

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Crédit: Dyaa Eldin / Unsplash
Crédit: Dyaa Eldin / Unsplash

Entre autres, je me pose beaucoup de questions quant au ton et à la charte éditoriale du futur Capsule (entendez le magazine, le papier, pas nos travaux ici dans le Journal d’un canard).

Intuition de départ, phase de doutes… et finalement, c’est quoi, un bon article?

L’intuition de départ était celle d’un manque de contextualisation et d’un manque de « je », auxquels il fallait redonner leur place

Je crois que nombreux d’entre nous ont “décroché de l’info” (lorsque ce n’est pas leur métier) parce qu’ils croulent sous les news de toutes sortes et qu’ils sont las de devoir ouvrir dix onglets dans leur navigateur pour pouvoir comprendre une actualité qui semble un peu importante (…) ce n’est pas qu’on ne s’y intéresse pas, c’est que personne ne prend le temps de nous l’expliquer. (in Le constat de départ – oui, je me cite)

A mes yeux, les deux sujets étaient liés. C’étaient d’ailleurs les raisons de mon coup de coeur pour Canard PC alors que je ne joue à aucun jeu vidéo: éditorialisation, contextualisation.

« Père Castor, raconte-nous une histoire« :

  • j’ai un « je », Père Castor, c’est toi qui raconte et personne d’autre;
  • j’ai le « nous », puisque c’est à nous, à moi, que tu racontes;
  • j’ai l’histoire, parce que tu vas me poser un contexte, des personnages, un lieu, un temps.

Résultat: Nous, Caroline, Grignotte et Benjamin, on t’écoutera bien.

Avec son « il est plus que jamais indispensable d’être pédagogue », Cyrille Frank m’incitait à poursuivre dans cette voie,

« il faut mettre l’information et l’éducation à la portée du plus grand nombreCela passe par de nouveaux formats plus ludiques, plus faciles d’accès, mais qui ne doivent en rien être édulcorés sur le fond. Et c’est toute la difficulté. », me disait-il.

Avant cet entretien, P-E, Nico et Antoine semblaient déjà partager mon point de vue.

P-E, d’abord:

La plupart des journalistes pensent qu’ils écrivent pour des journalistes. Ou pour des gens qui passent leurs journées entières à lire la presse. Si je veux m’informer sur un sujet, ce n’est pas pour m’entendre dire que j’aurais dû commencer à m’informer bien plus tôt, parce qu’on ne va pas tout me réexpliquer depuis le début et que si je ne sais pas encore cela, je ne comprendrai jamais ceci. 

(…)

J’aimerais autant entendre quelqu’un me parler de la manière dont IL voit cette chaise, de son point de vue, que j’y adhère ou non. Vous voyez ou je veux en venir : ramené au journalisme, le problème est plus grave. La fausse objectivité, c’est pire que tout. Et en fait, la simple revendication de l’objectivité fausse le jeu, pour le lecteur. Ne me vendez pas vos idées comme une vérité pure à laquelle je dois souscrire ou mourir idiot. Donnez moi votre avis sur tel sujet, dites moi ce que vous en pensez, quel est votre point de vue, personnel, assumé, exagéré même, s’il le faut. Ensuite je verrai bien par moi-même si je suis d’accord, ou si je trouve que votre opinion est complètement conne légèrement subjective.

Puis Nico:

La presse n’imprime plus. Sur le papier, on la dit en déclin. Mais ce sont les esprits qu’elle ne sait plus marquer. (…)

Partout on voit les mêmes dépêches, plus ou moins remaniées, la plume lasse et l’oeil torve. Le style plat. Ou tellement méfiant de lui-même qu’il est dépourvu d’aspérités pour plaire au plus grand nombre. (…)

Il nous faut de la flamme et de la passion. Il nous faut du « je ». Il nous faut un ton, car notre triste époque, à trop donner la parole à tous, a fini par en perdre le sens. (…)

Je ne dirais jamais qu’un film, un livre, un disque, un concert est bon ou « à chier », comme je l’ai entendu cent fois dans la bouche de quelque beau parleur. Tout ce que je pourrais dire en toute honnêteté c’est ce qu’il a signifié pour moi. Un mélange paradoxal de prétention et d’humilité.

Et enfin Antoine:

Aujourd’hui nous avons une offre en presse magazine florissante parce que les rédactions ont compris que malgré le web, les lecteurs sont avides d’histoires.

La crise de la presse écrite n’est qu’un voile. La vraie crise, selon moi, est la crise de l’écriture. Les blogueurs l’ont compris depuis longtemps : ils ne s’embarrassent pas d’une objectivité artificielle et sont devenus une source inépuisable d’info dans les différents feed des lecteurs au détriment des journalistes qui suscitent en France de plus en plus de défiance. (…)

Ecrivez, envoyez, publiez, et plantez-vous peut-être, mais à la première personne parce que le vent tourne et il est temps de prendre une revanche : on avait raison, on a toujours raison.

Je ne doute pas de mon pouvoir de persuasion, mais le fil rouge demeure sans avoir obligé qui que ce soit à dire quoi que ce soit, ni même imposé les sujets de contributions.

Je me méfie toutefois de « l’entre-soi sachant« , je crains que nous ayons bientôt le même défaut que ce que nous critiquons: nous sommes à ce stade un peu trop d’accord sur tout cela pour que ce ne soit pas louche.

Tous d’accord? Ou pas

Heureusement, à relire ces différents billets, je me rassure en constatant que nous ne sommes pas tant sur la même longueur d’onde que cela…. tout simplement parce que nous ne parlons pas de la même chose.

Nico et Antoine anglent leurs réflexions sur le sujet plus large du journalisme (avec un grand ‘J’), tandis que P-E et moi nous intéressons davantage à ce que nous aurons plaisir à lire, encore plus précisément à ce que nous aimerions lire dans notre canard idéal, Capsule.

Autrement dit, Nico et Antoine s’intéressent plutôt à ce que devrait faire l’émetteur, P-E (à quelques nuances près) et moi plutôt à ce que devrait nous apporter ce qu’il émet.

Bonnet blanc et blanc bonnet? Je ne crois pas, pour une raison simple: je ne sais même pas si ce que contiendra le futur Capsule pourra être ou non qualifié de « travail journalistique ».

Quand je lis Nico écrire

Et les grandes enquêtes de ce dingue de Hunter Thompson et ses articles hallucinés (et hallucinants) sur les Hell’s Angels et sur ses immersions dans différents paradis -ou enfers- artificiels… ça avait de la gueule, ça avait du style. Joan Didion, parlant de sa découverte pas romantique du tout du San Francisco hippie, allant à l’encontre de tous les clichés légendaires, et décrivant une jeunesse fugueuse et totalement paumée. C’était totalement déraisonnable : avoir l’outrecuidance de se mettre en scène, de s’engager, de donner son opinion. 

… j’ai peur. J’ai peur qu’à suivre cette piste, on soit bons sur le « je », un peu trop bons sur le « je », très mauvais sur la transmission d’information, sur la pédagogie.

J’ai peur aussi qu’on trompe nos lecteurs sur la place du terrain dans Capsule, qui en comportera peu (à ce jour de la construction de ses rubriques), tout simplement parce que ce n’est pas son objet.  

Cette peur se confirme en lisant Antoine:

(…) déception, car j’imaginais qu’un mec capable de sacrifier 5 mois de sa vie pour devenir gardien de prison puis presque 6 mois dans différents centres pénitentiaires en mettant en danger sa propre santé physique aurait pour « habitude », si on peut dire, de faire de ses reportages de véritables expériences existentielles qui donneraient lieu à des papiers qui vous clouent sur place et qui vous font crever de jalousie. 

(…) comment le journaliste que l’on suit en est arrivé là, quel est son état d’esprit, son humeur en se levant le matin dans un hôtel minable de Peshawar, combien de verres de rhum il a descendu pour rencontrer ce type qui lui raconte sa vie ?

Oui pour ce que tu attends du journaliste, non pour ce que j’attends de Capsule.

Les « je » ici n’auront pas besoin de terrain. Ils auront besoin de rédiger avec suffisamment de panache pour tenir leurs lecteurs et leur transmettre ainsi une information, et ils auront besoin d’avoir correctement effectué leurs recherches et assez justifié leur présentation des faits, ce qu’ils gardent, ce qu’ils jettent, pour ne pas se faire sauter à la gorge par ceux de ces lecteurs qui maîtriseront un peu le sujet. 

Pire que cela, côté « je », je bondis en lisant du côté de P-E:

Si chaque sujet était traité par une personne vraiment légitime à donner son point de vue, par LA bonne personne que l’on sera allé chercher, plutôt que de choisir le moindre mal au sein d’une équipe fixe (no offense hein, mais personne n’est omniscient). 

Non, désolée, non. Je ne crois pas une seconde à la « légitimité pour donner son point de vue ». Est légitime celui qui a bien fait son boulot – qu’il ait tel titre, tel nom, tel statut, telle expérience passée, je m’en fous complètement.

Là où je te rejoins, c’est qu’on n’est pas bons tout le temps, et tu le sais parfaitement, je ne veux pas d’équipe fixe de contributeurs. Je veux que chacun puisse écrire sur les sujets qu’il sent, quelles que soient ses raisons, les sujets qui l’inspirent, le motivent, parce qu’il n’y a pas plus communicatif que cette envie de comprendre puis de faire comprendre. Et cela ne peut pas se produire quand on sait déjà à l’avance qu’enthousiaste ou pas sur les actualités du mois, on va devoir se coltiner un des sujets sélectionnés pour le prochain numéro en long, en large et de en travers.

Si en plus il a déjà un peu d’expérience et quelques compétences sur la matière, tant mieux – mais ce n’est à mes yeux que du bonus.

Les billets et entretiens s’enchainent, les semaines passent, et j’en viens à douter de tout.

Conserve-t-on le « je », alors que ce que nous visons avant tout, c’est la pédagogie, assez peu la mise en scène? Celle-ci ne peut-elle pas être à la troisième personne, ou tout autre, tant qu’elle nous embarque avec elle?  

Vient ensuite l’entretien avec Gérald et Nadia, nous parlons cette fois de narration, qui était jusqu’alors LE seul point sur lequel je pensais être à peu près solide côté ligne éditoriale.

Gérald me conforte d’abord dans mon point de vue:

On doit surtout réapprendre ce que c’était de raconter une histoire (…)

Début, milieu, fin, quelque chose avec un cliffhanger au milieu, quelque chose qui t’amène jusqu’à la fin… (…)

Or aujourd’hui force est de constater que la presse a fait une erreur fondamentale, à commencer par se réclamer de l’objectivité.  (…)

Le fait de réintroduire le côté narratif, même sur le web, ça pourrait permettre au minimum de renforcer l’engagement du lecteur dans l’article. (…)

Si l’information, tu peux la faire courte, l’éducation c’est plus long. Et depuis qu’on est petit et depuis des milliers d’années, on voit que toute l’éducation civique, sociale, comportementale, sexuelle, etc., tout se fait autour d’une histoire – avant c’était le dieu machin qui t’apprenait, te transmettait. On apprend par des histoires en fait, c’est quelque chose qu’on retient, l’histoire est le prétexte, l’ossature qui nous permet de caler les éléments importants de l’information, c’est un moyen mnémotechnique. (…)

La préoccupation, c’est toujours de parler à quelqu’un, parce que quand tu racontes une histoire, si tu ne parles à personne, alors tu peux délivrer des infos dans le vide – et c’est ce qui fait que personne ne va les lire. (…)

Je retrouve là le « je », grammaticalement ou non d’ailleurs, je retrouve l’histoire au service de l’information.

Sauf que Nadia ajoute:

(…) tous les sujets ne méritent pas une histoire. Sur certaines choses, j’ai juste besoin d’avoir quelques informations courtes, un coup de contexte, qu’est-ce qui s’est passé, et voilà, j’ai pas envie d’avoir une histoire à chaque fois, j’ai pas envie qu’on me ponde un article de 30 000 signes sur tous les sujets. (…)

Si tu n’as pas envie de t’intéresser à un sujet, t’auras beau changer 15 000 fois la manière d’amener le sujet, t’intéresseras pas plus le chaland qu’avant. Si ça l’emmerde, il n’ira pas voir.

Nouveau doute: pour contextualiser, poser le cadre, a-t-on besoin de l’histoire, a-t-on besoin de la narration?

Et si Capsule devenait un recueil mensuel de quelques sujets chiants, dans une ultime tentative de les traiter de manière sympa pour vous y intéresser quand même, chers chalands – alors qu’en vérité, si vous avez décroché, c’est tout simplement que vous vous en foutez?

Inspirer, expirer, réfléchir.

Bon.

C’est quoi, un bon article?

Entretien avec Romain Dessal, fondateur de Time To Sign Off que je lis régulièrement, notamment pour son ton et la qualité de sa sélection, et auquel il manque simplement à mes yeux ce que je cherche à faire avec Capsule: un peu de détail, de l’explication, du contexte. Pour comprendre, pas seulement être au courant.

(…) si je ne faisais que de la sélection je n’apporterais pas grand chose – si vous paramétrez correctement ne serait-ce qu’une page Google News, vous aurez une sélection qui vous correspond.

Il y a aussi le niveau de valeur qui constitue pour moi la plus grande barrière anticoncurrentielle, c’est le ton. Or le ton, c’est ce qui fait adhérer, c’est ce qui fait que les gens reviennent, surtout si ça les fait marrer. Le ton est absolument fondamental, et pour le coup le ton n’est ni réplicable, ni « algorithmable »

Mais c’est bien sûr!

TTSO marche non pas parce que j’ai du talent, mais parce que c’est ma conversation. Vous avez absolument le droit de trouver que je suis un con, en revanche si cette conversation vous plait à quelque niveau que ce soit, vous y revenez, et cette conversation n’a pas d’équivalent. (…)

La dernière des choses à faire en ce qui me concerne c’est de me demander ce que veut ma cible. (…) je ne me pose jamais la question de ce que veut mon public. En revanche, je sais, moi, ce qui m’intéresse, et je me dis qui m’aime me suive.

Mais c’est bien sûr (bis)!

Je me répète, il n’y a pas plus communicatif que cet enthousiasme, cette envie de transmettre. Un bon article, un bon contenu, c’est avant tout celui qui sort du « je me fais plaisir » ou du « je vais te montrer que je sais / que j’y étais » pour aller vers un « je te parle, je veux que tu saches », mieux encore le cas échéant « et je veux que tu comprennes ».  

Qu’il s’agisse de journalisme ou non (et Romain Dessal insiste d’ailleurs sur ce point, il ne l’est pas, ce n’est pas son métier – je ne tiens pas non plus à ce que ce soit le mien), peu importe, tant que tu as pris du plaisir à comprendre.

Qu’on raconte ou non une histoire (l’excellent Les Décodeurs, par exemple, ne le fait pas), peu importe aussi, c’est une question de choix, une question de stratégie aussi, une question de positionnement, nous verrons quel sera le nôtre.

Oui c’est un luxe. Du côté de la rédac’, le luxe de prendre le temps de rédiger des articles corrects, le luxe de pouvoir laisser à l’AFP et consorts la dépêche et la brève à leurs places (qui doit demeurer) et éviter le copier-coller, le luxe de choisir ces quelques sujets et, plutôt que l’exhaustivité qui relève du « se tenir au courant », rechercher la pertinence qui relève du « s’informer et comprendre ».

L’un n’empêche pas l’autre, ce sont juste deux approches différentes, pour deux résultats différents – deux publics différents aussi, je pense.

C’est un luxe aussi côté lecteur, qui ne prendra de son côté le temps de lire que si on parvient à le convaincre qu’il passera un bon moment, qu’il y gagnera quelque chose, que nous ne l’aurons pas dérangé pour rien.

Je n’ai jamais dit que nous ne ferions pas un produit de luxe. Nous tenterons juste de rendre ce luxe aussi accessible que possible.

Surtout, surtout, ce qui m’intéresse, moi, c’est moi, c’est répondre à mon besoin à moi. Ce ne sont pas les brèves, ce n’est pas l’actu chaude qui ne peut qu’être partielle (faut suivre l’avant, faut suivre l’après, pfiou), je n’aime pas Twitter, je n’aime pas être dérangée par 40 notifications push par jour, je ne ressens pas le besoin ou l’envie d’être tenue informée quotidiennement de ce qui se passe dans le monde (une fois par semaine tout au plus).

Franchement, tout ce que je veux construire avec Capsule, c’est ce que qui m’intéresse, moi. Et quitte à m’informer, ce que je veux, c’est le faire bien, entendre que je retienne au moins deux-trois trucs pour pouvoir en parler ensuite, en parler vraiment, que j’y passe un temps limité mais de qualité, puis que je retourne à mes multiples autres activités sans culpabiliser de décrocher en attendant le prochain shoot d’info. Rien de plus, rien de moins. Et c’est déjà pas mal.

Et comment peut-on réaliser cela?

La sélection, plus précisément sur les critères de sélection, on commence à se rôder.

La future rédac « tournante », elle se constitue peu à peu, son mode de fonctionnement aussi – nous avons le temps.

Les contraintes, on les connait donc, les sujets sélectionnés, le temps, le format (forcément limité, en raison du papier).

Et après? Sur le fond?

« Plaisir, Pratique, Pensée et Partage » – à croire que Cyrille Frank est décidément ma référence en la matière. Chaque contenu doit rendre un vrai service, donner du plaisir à lire (ou émouvoir), faire réfléchir (sans prendre la tête), et finalement inciter à partager (par altruisme ou narcissime). Visuel, court et anglé ou long et scénarisé, divertissant et/ou interactif, séduisant mais pas démagogue…  personnaliser l’info, recueillir les avis de lecteurs et les mettre en valeur: tout est dit.

A chaque contributeur de voir la manière dont il amène son sujet pour parvenir à rendre service au lecteur sans le gonfler: voilà où l’on retrouve la narration. S’il le faut, qu’il se choisisse un interlocuteur fictif, qu’il s’imagine parler à sa soeur, son frère, son pote.

A chaque contributeur de voir ce qu’il retient ou non, dans ses lignes, pour répondre à ces objectifs: voilà où l’on retrouve le « je ». Ou plutôt, voilà où l’on retrouve les « je », plusieurs sujets, plusieurs « histoires », soit, mais avant tout plusieurs tons, plusieurs voix, dans le même numéro. Pas de « Capsule estime », « Capsule dénonce », « Capsule souligne », mais des « Machin dans Capsule estime », « Bidule dans Capsule dénonce », « Truc dans Capsule souligne ». Le « je » de la responsabilisation, celui qui permettra à ton lecteur de venir te casser les pieds quand tu dis une bêtise, et ne viens pas te planquer derrière ton diffuseur.

Oui, si ça semble si simple, c’est que c’est très compliqué. C’est néanmoins ce que j’attendrai des contributeurs – auteur, journaliste, rédacteur, qu’importe à mes yeux.

Est-ce que c’est ce que doit faire tout journaliste? Je n’en sais rien, je n’aurais pas la prétention de donner quelque leçon que ce soit sur ce métier qui n’est pas le mien.

Il reste que si on arrive à faire répondre chaque article de Capsule à cette grille d’exigences (et je dis bien « si »), je me moquerais un peu de savoir si nous faisons ou non du journalisme.

Je sais seulement que j’aurais envie de le lire, ce papier.

Pour aller plus loin, ma petite sélection d’articles et billets sur le sujet – enjoy!:

 

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